... Adaptation

 

Voilà, j'y suis !... avec plusieurs heures de retard, Aigle-Azur me libère à BAMAKO aéroport  . Grand soleil. (jeudi 20 décembre 07.... la date a son importance, vous allez le comprendre...)

Formalités étonnamment rapides par rapport à ce que je craignais. L'aéroport est en travaux. Récupération des bagages insolite : en attente de leurs propriétaires, posés tout en vrac sur le sol juste avant la porte de sortie. Chacun se sert puis fait contrôler son titre bagage par une autoritaire matrone en uniforme plantée entre bagages et sortie. Elle m'autorise le passage.

Dehors, une allée d'honneur formée par les gens en attente de voyageurs, ... et moi, est-ce que je vais être attendue encore, 3 bonnes heures après mon RV ? ............ WOUAIS!!!... parmi les écriteaux tendus à bout de bras, je repère écrit à la craie sur une ardoise d'écolier : Mirièle...(sic) c'est bien moi. Taxi et en route pour l'auberge. J'ai rarement eu une arrivée aussi fluide en descendant d'un avion.

Dans cette page, les photos s'ouvrent comme toujours dans plus grande fenêtre si CLIC dessus.

Auberge DANAYA... chambre double ventilée, 7000 Fcfa la nuit, quartier Badalabougou, tout près du fleuve.

 

Découvrir BAMAKO centre ville. Je fais connaissance avec les SOTROMA, des fourgons qui jouent le rôle de transport en commun (voir Mali, pourvu que ça roule 1). Aucun problème pour en trouver un ... mais savoir lequel prendre, où le prendre et où s'arrêter ?. ... ça....!?  Je laisse ma timidité au fond de la valise, faut demander, demander et encore demander... c'est tout bénef : j'engrange ma petite moisson de sourires... et simplicité et naturel comme une trame partout.

Par quoi commencer?... l'adaptation la plus compliquée n'est pas de passer de -3° à +38°...

Dans un premier temps, ma prise de contact avec le pays n'est pas si simple. Je me frotte les yeux : oui, oui, je suis bien à la capitale, Bamako !... pas dans un bidon-ville de périphérie d'une ville latino-américaine... oups, je ne voyais pas les choses comme ça ...

Le choc pour moi est d'abord dans cette impression : le sentiment d'un centre ville qui aurait pris forme sur une décharge publique avec les matériaux récupérés sur place... le look de certains ministères!... certaines ambassades !!!... les magasins... des cahutes de guingois à touche-touche sur les trottoirs... les immondices...

Sentiment exacerbé par le fait qu'il ne pleut pas en cette saison. Conséquence : un air surchargé de poussière rouge, vraiment et bien plus que ce que je connaissais au Sud Maroc. Brouillard permanent sur la ville. Pollution à la hauteur. Sur les feuilles des arbres, dont on ne voit plus la couleur verte, l'envie de prendre un chiffon et de tout épousseter....

 

boubou

... et, un défi dans l'inconcevable poussière qui recouvre tout, l'aspect extrêmement soigné chez beaucoup dans les vêtements, tissus bogolan et bazins, amidonnés, repassés ... pas mal osent le blanc, impeccables jusqu'au sommet de leur calotte immaculée. On sent que ça compte ...
à des carrefours, j'ai vu des femmes entourées de bassines mousseuses à qui donner le linge à laver.

 


... Après 4 ou 5 jours, mon oeil apprend à faire des discriminations dans cet univers. Je commence à identifier dans ces cahutes uniformément bidouillées, bancales et sous cette poussière-terre, ce qui peut être une alimentation, un resto, un endroit où se procurer carte de T..... Je me fais joyeusement allumer et je fais avec, c'est le prix de la leçon.

Je réalise intimement cette évidence : je ne fais pas, mais pas du tout, couleur locale...Sensation déconcertante.
Passer inaperçue ne fera pas partie du voyage.

Adaptation bousculée aussi par le fait que le visa d'un mois pris au départ pour le voyage-voiture initialement prévu finalement avorté à Marrakech ne colle pas avec la date de retour avion, il manque 5 jours... donc démarches administratives en vue, je m'attends à des trucs pas simples ... et bien sûr, aujourd'hui vendredi 21 décembre, tout est fermé, car c'est la Tabaski, la fête du mouton... Je découvre qu'ici, ça prend une dimension de fête collective, on danse dans tous les coins toute la nuit...
Pas d'espoir de quoi que ce soit côté papiers avant lundi.

Aussi, j'accepte les services d'un guide pas officiel du tout venu chasser le client à l'hôtel, et vais m'échapper pour le Week-end à Siby, en pays mandingue... (images dans le message suivant, Siby).

 

Heureusement, le NIGER...

 

pirogues de pêcheurs et bidons pour fumer le poisson

 

En sortant de l'hôtel, à droite
large rue de terre vers la grande avenue

à gauche, au bord du fleuve, un quartier de pêcheurs,
petites cases rudimentaires,
la vie dehors, les petits gestes du quotidien,
les familles dans la rue...
se sentir indiscret... peut-être...

pinasses pêcheurs

pinasses pêcheur

pinasses pour touristes

pinasse dite "touristique"

... et puis, tu apprivoises ce sentiment,
rentrer dans l'intimité des gens...
la rue te revient, publique.

Plus loin, sur les rives, des jardins très verts, essentiellement de salades. Finalement, je préfère aller au centre en longeant le fleuve qu'en utilisant les services des Sotroma, à peu près 1/2heure...
  et abruptement accolées à ces cases rudimentaires, des villas luxueuses dans jardins barricadés... avec gardien devant l'entrée... rues balayées... l'ambassade d'Allemagne est dans ce quartier, belle maison.

Maintenant, j'ai bien identifié que cette zone terreuse pas trop bien définie encombrée d'étals et...d'immondices, ben oui... correspond bien à une rue et pas du tout à un chemin privé. Ce que je pensais être une rue n'en est pas du tout une, ça s'appelle "le goudron"...
On te dit : "quand t'arrives au goudron, tu continues jusqu'au deuxième carré..." et tu dois comprendre "rue" à la place de carré.... tout ça est très simple, vois-tu...

On passe le Niger sur le long pont des MARTYRS, vacarme, presse, véhicules en tous genres et grand nombre.

Dans ce quartier Badalabougou, des ONG à la pelle, de toutes nationalités : allemandes, canadiennes, françaises ... on prend conscience là d'un phénomène qu'on va croiser plus d'une fois par la suite, à travers le pays... Khadafi a fait le goudron vers la Guinée, l'Iran a financé l'hôpital... plus les tas de coopérations en tous genres qui affichent leurs officines et leurs intentions dans des panneaux aux carrefours.

 

manger?... j'aime bien les gargottes de bord des routes

p'tit déj, oeuf frit ou beignets mil et café
(nescafé, qui donne donc son nom à ce type d'étal)

repas, souvent 3...4 plats proposés,
largement arrosés de gras
à base de riz ou bananes plantain dans bassines,
table et bancs de fortune

gargotte à Moptigrillades et bon gras

Dans celle-ci, c'est l'opulence,
elle mérite bien le nom de Restau
2 places assises client à droite ...(photos prises à Mopti)

ou alors, troquet...
face au Foyer d'Accueil de la Mission Catholique...

restau à Bamako

...pour les thés et eaux minérales en terrasse

patron d'auberge Bamako

le patron

et puis bien sûr, le BAFING, pour sa cour et sa cuisine
dans le quartier du fleuve,
pause détente...


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