lundi 23 mars 2009
GPS... BAMAKO/Siby
Guide Promenade Sensible
du côté de... BAMAKO et SIBY

Chaque lucarne ouvre sur un récit illustré... clic !

1.BAMAKO 1 2.MALI. Siby 3.BAMAKO 2
La première page de ce carnet (Bamako 1) est affichée à la suite de ce sommaire... Bonne lecture...
"mes GPS"? = Plan du site, en icônes linkées.
Bamako 1
BAMAKO...1
... Adaptation
Voilà, j'y suis !... avec plusieurs heures de retard, Aigle-Azur me libère à BAMAKO aéroport . Grand soleil. (jeudi 20 décembre 07.... la date a son importance, vous allez le comprendre...)
Formalités
étonnamment rapides par rapport à ce que je craignais. L'aéroport est en travaux. Récupération des bagages insolite : en attente de leurs propriétaires, posés en vrac sur le sol juste avant la porte de sortie. Chacun se sert puis fait contrôler son titre bagage par une autoritaire matrone en uniforme plantée debout entre bagages et sortie. Elle m'autorise le passage.
Dehors, une allée d'honneur formée par les gens en attente de voyageurs, ... et moi, est-ce que je vais être attendue encore, 3 bonnes heures après mon RV ? ............ WOUAIS!!!... parmi les écriteaux tendus à bout de bras, je repère écrit à la craie sur une ardoise d'écolier : Mirièle...(sic) c'est bien pour moi. Taxi et en route pour l'auberge. J'ai rarement eu une arrivée aussi fluide en descendant d'un avion.
Dans cette page, fotos s'ouvrent comme toujours dans plus grande fenêtre si CLIC dessus
Auberge DANAYA... chambre double ventilée, 7000 Fcfa la nuit, quartier Badalabougou, tout près du fleuve.
Découvrir BAMAKO centre ville. Je fais connaissance avec les SOTROMA, des fourgons qui jouent le rôle de transport en commun (voir Mali, pourvu que ça roule 1). Aucun problème pour en trouver un ... mais savoir lequel prendre, où le prendre et où s'arrêter ?. ... ça....!? Je laisse ma timidité au fond de la valise, faut demander, demander et encore demander... et c'est tout bénef : j'engrange ma petite moisson de sourires... et simplicité et naturel comme une trame partout.
Par quoi commencer?... l'adaptation la plus compliquée n'est pas de passer de -3° à +38°...
Dans un premier temps, ma prise de contact avec le pays n'est pas si simple. Je me frotte les yeux : oui, oui, je suis bien à la capitale, Bamako !... pas dans un bidon-ville de périphérie d'une ville latino-américaine... oups, je ne voyais pas les choses comme ça ...
Le choc pour moi est d'abord dans l'impression que j'ai de circuler dans une décharge géante.
Le sentiment d'un centre ville qui aurait pris forme sur une décharge publique avec les matériaux récupérés sur place... le look de certains ministères!... certaines ambassades !!!... les magasins... des cahutes de guingois à touche-touche sur les trottoirs... les immondices...
Sentiment exacerbé par le fait qu'il ne pleut pas en cette saison. Conséquence : un air surchargé de poussière rouge, vraiment et bien plus que ce que je connaissais au Sud Maroc. Brouillard permanent sur la ville. Pollution à la hauteur. Sur les feuilles des arbres, on ne voit plus la couleur verte, l'envie de prendre un chiffon et de tout épousseter....
... et, comme un défi dans l'inconcevable poussière qui recouvre tout, des maliens à l'aspect extrêmement soigné, tissus bogolan et bazins, amidonnés, repassés ... pas mal osent le blanc, impeccables jusqu'au sommet de leur calotte immaculée. On sent que ça compte ...
à des carrefours, j'ai vu des femmes à qui faire laver le linge.
... Après 4 ou 5 jours, mon oeil apprend à faire des discriminations dans cet univers. Je commence à identifier dans ces cahutes uniformément bidouillées, bancales et sous cette poussière-terre, ce qui peut être une alimentation, un resto, un endroit où se procurer carte de T..... Je me fais joyeusement allumer et je fais avec, c'est le prix de la leçon.
Je réalise intimement cette évidence : je ne fais pas, mais pas du tout, couleur locale...Sensation déconcertante.
Passer inaperçue ne fera pas partie du voyage.
Adaptation bousculée aussi par le fait que le visa d'un mois pris au départ pour le voyage-voiture finalement avorté à Marrakech ne colle pas avec la date de retour avion, il manque 5 jours... donc démarches administratives en vue, je m'attends à des trucs pas simples ... et bien sûr, aujourd'hui vendredi 21 décembre, tout est fermé, car c'est la Tabaski, la fête du mouton et ici, ça prend une dimension de fête collective, on danse dans tous les coins toute la nuit...
Pas d'espoir de quoi que ce soit côté papiers avant lundi.
Aussi, j'accepte les services d'un guide venu chasser le client à l'hôtel, et vais m'échapper pour le Week-end à Siby, en pays mandingue... (images dans le message suivant, Siby).
Heureusement, le NIGER...
en sortant de l'hôtel, à droite
large rue de terre vers la grande avenue
à gauche, au bord du fleuve, un quartier de pêcheurs,
petites cases rudimentaires,
la vie dehors, les petits gestes du quotidien,
les familles dans la rue...
se sentir indiscret, peut-être...
pinasses pêcheur
pinasse dite "touristique"
... et puis, on apprivoise ce sentiment,
rentrer dans l'intimité des gens...
Plus loin, sur les rives, des jardins très verts, essentiellement de salades. Finalement, je préfère aller au centre en longeant le fleuve qu'en utilisant les services des sotroma, à peu près 1/2heure...
et abruptement accolées à ces cases rudimentaires, des villas luxueuses dans jardins barricadés... avec gardien devant l'entrée... rues balayées... l'ambassade d'Allemagne est dans ce quartier, belle maison.
Maintenant, j'ai bien identifié que cette zone terreuse pas trop bien définie encombrée d'étals et...d'immondices, ben oui... correspond bien à une rue et pas du tout à un chemin privé. Ce que je pensais être une rue n'en est pas du tout une, ça s'appelle "le goudron"...
On te dit : "quand t'arrives au goudron, tu continues jusqu'au deuxième carré..." et tu dois comprendre rue à la place de carré.... tout ça est très simple, vois-tu...
On passe le Niger sur le long pont des MARTYRS, vacarme, presse, véhicules en tous genres et grand nombre.
Au quartier Badalabougou, des ONG à la pelle, de toutes nationalités : allemandes, canadiennes, françaises ... on prend conscience là d'un phénomène qu'on va croiser plus d'une fois par la suite, à travers le pays... Khadafi a fait le goudron vers la Guinée, l'Iran a financé l'hôpital... plus les tas de coopérations en tous genres qui affichent leurs officines et leurs intentions dans des panneaux aux carrefours.
manger?... j'aime bien les gargottes de bord des routes
< size="3">p'tit déj, oeuf frit ou beignets mil et café (nescafé, qui donne donc son nom à ce type d'étal)
repas, souvent 3...4 plats proposés, largement arrosés de gras
à base de riz ou bananes plantain dans bassines,
table et bancs de fortune
Dans celle-ci, c'est l'opulence, elle mérite bien le nom de Restau
2 places assises client à droite ...(photos prises à Mopti)
ou alors, troquet face au Foyer d'Accueil de la Mission Catholique...
...pour les thés et eaux minérales en terrasse
le patron
... et puis bien sûr, le BAFING, pour sa cour et sa cuisine...
dans le quartier du fleuve,
pause détente...
... suite à Siby...
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