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Roots Voyage et Retours
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8 mars 2009

MOPTI... Une ville gagnée sur les eaux

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"Bus bourrin, taxi flegmatique, hôtel rêveur..."

 

 

 

Une ville qui vous happe ou vous repousse ...

digue passage pour piétons MOPTI Mali

à 650 km de BAMAKO, sur le NIGER,
là où le fleuve BANI le rejoint sur rive droite,
c'est un agglomérat d'îlots dans une région de marécages,
pour une grande part convertis maintenant en rizières.


MOPTI a d'abord été un village de pêcheurs BOZOS
"les Maîtres des Eaux"

filets et pêcheurs MOPTI Mali

pêche dans la lagune MOPTI Mali vie intense des bords de fleuve MOPTI Mali

prenez donc le temps : clic! dans photos = grande photos = ambiance et détails

Moi, je me suis laissée happer ...

réseau fluvial MOPTI Mali

Les BOZOS utilisaient naturellement
leurs pirogues ou pinasses
pour passer d'un îlot à l'autre ...
Les digues sont récentes, début du XXème s.
Celles pour piétons, abondamment foulées,
ont une beauté émouvante.

passage piétons bois rudimentaire MOPTI Mali chemin de terre entre îlots MOPTI Mali

mendiants sur passages MOPTI Mali

Les digues!...
On me dit d'abord :

"Ce sont les français qui ont fait la digue de 12Km
qui va de SEVARE à MOPTI, c'est vrai!... les français !!
"

... Puis on me parle des souffrances des maliens,
qui ont été réquisitionnés, qui ont travaillé dur,
très dur et pas payés! et que certains y sont morts...
Malgré tout, on me donne cette info comme un cadeau
pour que je puisse être fière d'être française
car, sans eux, sans les français ...

"on peut pas aller en voiture entre Mopti et Sévaré"

La construction de cette digue, une vraie route, a commencé en 1905 pour s'achever en 1922. C'est dire l'ampleur du chantier car la main d'oeuvre ne manquait pas.(jusqu'en 1958, date de son accès à l'indépendance, le MALI fait partie du SOUDAN Français).

Allez, trois mots d'histoire (un extrait d'une page à consulter en totalité ICI ):

"D'un campement de pêcheurs bozo, El Hadji Oumar fit au milieu du XIXe siècle la base arrière de ses troupes guerroyant dans le Macina. Successeur du conquérant musulman, le roi Ahmadou voulu qu'elle fût la ville de la paix et du rassemblement des peuples de son royaume et M'opte, mot qui signifie en peul « le regroupement», deviendra Mopti. La ville remplira alors très vite le rôle d'un creuset de civilisation mais aussi celui d'un centre d'échanges où se rencontrent le piroguier venu du sud et le chamelier descendu du désert. Ayant pris la relève de Djenné, carrefour commercial des siècles médiévaux, Mopti stockait le sel et faisait sécher le poisson pour les troquer contre la noix de kola, le mil et le riz."

C'est sous la colonisation que MOPTI s'est transformée en important port de commerce (sujet et photos dans post suivant). En devenant le pôle central des échanges fluviaux entre le nord et le sud, MOPTI s'est retrouvée en un siècle, par le fait d'une immigration interne, la 3ème ville du MALI, derrière BAMAKO et KAYES...
Ce brassage intense et récent est sans doute ce qui a généré ce que j'ai ressenti à MOPTI comme une vitalité particulière, une sensation de liberté stimulante qui vous charge d'énergie et vous met le moral au beau fixe... Je range cette ville dans ma liste intime de ces lieux bénis où, en voyage, je me retrouve soudainement "comme un poisson dans l'eau"...
Je n'ai jamais eu le sentiment d'y être dans une grande ville ... sans doute du fait que chaque îlot a son identité propre.

Mosquée du quartier Komoguel MOPTI Mali

La mosquée de Komoguel,
un quartier de maisons en banco avec terrasses,
de rues étroites, résidentielles,
mais toujours liées aux fleuves.

Depuis les toits terrasses Quartier komoguel MOPTI Mali

 

Vie quotidienne et balade encore calme ...

lessive en bord de fleuve MOPTI Mali

c'est encor' vrai...clic/photo, en grand c'est bien mieux!

... en contraste avec l'effervescence du port ... à suivre


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les PUBS!!!..... colère!

Les pubs ne sont pas voulues par Roots Voyage et retours
Ne plus les voir sur vos écrans ici comme ailleurs sur internet ?

SOLUTION (clic)

 


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4 décembre 2008

Sahara-déserts 4... Marche, bivouac...silence...

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Guide et chamelier

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bannière_dromadaire2  bannière_dromadaire2  bannière_dromadaire2

 Marche, bivouac ... silence ...

Certaines photos peuvent s'ouvrir dans une fenêtre plus grande, pointez dessus, si le curseur se transforme, cliquez....

 désert

                                     clic

Au matin du 29/12/06

Les dromadaires chargés, le camp de base fermé,
la caravane restreinte se met en route...

caravane restreinte et autonomie pour une semaine

 Nous sommes au coeur des dunes de CHEGAGA

les dunes de CHEGAGA Tout au long de notre marche cette journée, les paysages ressemblent à ce que vous voyez là...

 

 

clic img

Mustapha, en sa qualité de guide, peut s'autoriser à couper directement à travers les collines de sable fin.

nos 3 dromadaires de bât bien chargésLe chamelier, lui, ménage les dromadaires  bien chargés, leur évite montées et descentes autant que possible, leur trouve un chemin en longues courbes dans les plaques de sable durci entre les dunes.

clic

 

Mohammed calque son pas sur celui des dromadaires, rythme lent et régulier qui navigue et ondule dans la durée.

clic

Murs de sable éprouvants pour les dromadaires

Mais, pas toujours possible d'éviter les reliefs .... Mustapha creuse alors rapidement un passage en biais dans la barrière, et avec la contribution de tous, poussant, tirant, exhortant... l'obstacle est franchi par les dromadaires...

 PREMIER BIVOUAC

 Bivouac à l'abri d'un tamaris

                              clic img

Parmi les rares tamaris, notre guide a sélectionné celui-ci ...
assez grand pour nous offrir une aire suffisante
et nous protéger,
assez touffu pour satisfaire les dromadaires

les dromadaires, débarrassés de leur chargement,
sont laissés libres, seulement entravés aux bas des pattes avant
par une corde assez lâche.

Guide et chamelier à la sieste

 Travail accompli, sieste ...    clic img

pour le guide et le chamelier

Moi, je vais me balader....

Il nous reste deux bonnes heures avant la tombée de la nuit

et tout autour .... apaisement...

voir album SAHARA/Dunes

dunes au Sahara marocain


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3 décembre 2008

SAHARA Déserts 5... Sables, Regs et Petites Histoires

pour_retour_page_précédente_désert-marocpage précédente:
Marche, bivouacs, silence...

 

 

 

bannière_dromadaire4bannière_dromadaire

La plupart des photos peuvent s'ouvrir dans une fenêtre plus grande, pointez dessus, si le curseur se transforme, cliquez....

 Au rythme des dromadaires

 " Pourquoi tu dis "chameau" ?....Tu dis pas chameau!... pour trouver des chameaux, il faut que tu ailles loin... tu vas pas trouver des chameaux avant l'Egypte ... le chameau, il a deux bosses... il est plus grand que le dromadaire mais il est moins fort. Il peut pas porter tout ce que portent les dromadaires... Moi, je préfère les dromadaires...." Mustapha

Au matin du 30/12...

Toilette à l'écart, avec une 1/4 de litre d'eau prélevée aux bidons; je profite du temps p'tit déj' pour tous, hommes et bêtes, pour faire aérer mon couchage en l'étalant sur ma tente igloo... le tamaris m'offre un sèche-serviette fonctionnel.... les matelas et couvertures sont déjà prêts à être chargés, ...

Se nourrir avant de partir

Convivialité entre camellidés

Encore un jour et l'odeur des dromadaires aura tout imprégné, jusqu'au moindre de mes vêtements. Etrangement, ce n'est pas désagréable, c'est un leitmotiv qui nous accompagne en chemin ....et qui nous enveloppe dans la khaïma pendant les veillées, s'exhalant de nos habits, des tapis, de la tente et des couvertures entassées ... de nos cheveux et notre peau aussi sans doute.

moins d'une 1/2 heure, tout est plié, rangé, chargé, équilibré...

sans stress, méthodiquement

et en route...

départ de la caravane au petit matin

 

Arrivée sur un plateau de sable arideNous rencontrons maintenant de moins en moins de dunes

 

Le sol s'aplanit

 

 

Sur ''Na'âm'', le désert de l'Autruche

 

 

Sur le plateau, appelé le "désert de l'Autruche", Na'âm, des traces de ruissellement.                              

Le sel fait par endroits des croûtes blanches à la surface du sable

Croûtes de sel dans le désert

 

Partout l'eau a laissé ses traces
imprimées dans le sable

voir l'album  SABLE/Sables                         d

 " Il y a très longtemps, il y avait des autruches ici... c'était dans les temps anciens. C'est pour ça que les vieux l'ont appelé comme ça..."

 Paisible méharée

   Nous croisons une piste et je réalise que depuis le départ de notre méharée, nous n'avons encore rencontré personne.

 Le temps se fond dans lui-même, un tout dans lequel situer les jours perd de sa nécessité...

Mohamed, chamelier

 

bouton album bivouacCe midi, bivouac de fortune, le vent commande...
(je vous ai fait un album, clic ! >>>> )

 

 

 

et de nouveau, l'après-midi, marcher... simplement marcher, pour ressentir, connaître et éprouver ... continuité et grands espaces...


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29 novembre 2008

SAHARA/Reg Objets Trouvés

 

pour_retour_page_précédente_désert-marocpage précédente:
Odeur du pain
et billet d'humeur



Objets Trouvés
... et retour dans le temps

Reg, désert de cailloux

Les photos s'ouvrent dans grrrandes fenêtres si clic! dessus... Vous y gagnerez en ambiance...j't'assure!...de l'espace!

REG, plateau de cailloux absolument... plat, nu et désertique que nous traversons l'avant-dernier jour.

Toujours ce vaste espace et ce sentiment d'immense liberté ... Monotone, croyez-vous?.... Pas du tout!... un brin euphorisant... Et puis, nous avons toujours sur notre gauche le Djebel Bani (voir ICI) et loin, très loin, aux confins de l'horizon, de minuscules lignes de dunes...

... et étranges merveilles, mais pas tout de suite, il faut d'abord que l'oeil apprenne à voir, là, sous les pieds, parmi les galets aux ocres multiples, roulés, polis et parfois brisés... voir les innombrables signes de la présence perdue de la mer ici, signes depuis des temps archaïques.

mémoire de coquillage

vestiges de coquillages par milliers
à la surface du sol
avec une coquille aussi fine qu'une aile de libellule
qui s'effrite quand on veut le prendre
j'ai pu ramener celui-ci grace au sable dont il est rempli et qui le maintient

 pierre du désert et fossiles

des éclats de roche noire bourrés de fossiles

 

fossiles

 

...et puis d'autres trésors...

 Rose des sables 1rose des sables 2rose des sables 3

 ...et encore...

Cailloux sculpté par vent et sable 1 Cailloux sculpté par vent et sable 2 Cailloux sculpté par vent et sable 3

Dernière veillée au bivouac de ce soir, demain dernière étape et retour à Zagora.

Dans les objets trouvés, Mustapha, notre guide a trouvé le Japon :

J'ai l'habitude d'amener dans mon sac à dos quand je voyage un globe terrestre gonflable... Ce soir-là, je l'ai sorti. Mustapha l'a gonflé puis a cherché à situer d'où nous venions, mes associés-couple-franco-espagnol et moi, bordelaise... puis d'autres nationalités qu'il a été amené à conduire dans le désert... les anglais, les allemands.... et le Japon !... AH!...le JAPON...

Sur ce coup-là, nous avons perdu tout prestige, nous, nous sommes voisins... Mustapha, un doigt sur le Maroc, un doigt à l'opposé du globe sur le Japon mesure avec admiration le chemin parcouru par les japonais pour venir jusqu'à lui de si loin. Son visage en est tout illuminé...

 Indispensable globe terrestre du trekkeur

Je lui donne mon globe... le lendemain, au p'tit déj, je le vois attaché à l'intérieur de la khaïma, au plus haut point, comme une boule de Noël... il y restera jusqu'au dernier moment.

... derniers moments pour notre méharée aussi
retour dans le sable
et les circuits plus fréquemment empruntés
ça sent la civilisation, les 4x4 ont sillonnés le terrain...

Retour, traces de pneus

des   Étrange carrefour  pistes...

.... et nous voilà de retour à la tente-cabane où, à l'aller, Mohamed, le chamelier, nous avait rejoints et où notre intendance pour 6 jours avait été chargée sur le 4x4, avant de foncer vers le camp de base d'où la balade avait démarré.

 camp de base

Mohamed, le chamelier, s'arrête là, les dromadaires aussi

Mustapha va continuer avec nous, nous avons encore un petit bout de sables et de dunes pour rejoindre OULED DRISS où le 4x4 revient nous chercher pour rentrer à Zagora.

Nous sommes le 2 janvier 2007.

Au cours de ces jours dans le désert, j'ai préféré marcher plutôt que d'utiliser un dromadaire déjà bien chargé mais je voudrais avant de partir faire l'expèrience d'en monter un... et bien, pas de problème, c'est prévu... c'est sur des méharis, des dromadaires de monte, que nous rejoindrons notre chauffeur... car, je l'apprends, nos compagnons camelidés de ces jours derniers sont plutôt des dromadaires de bât, même si on peut les monter.

 Mohamed, chamelier et maître du thé, Mustapha, guide et cuisinier

Mohammed, Mustapha, merci...

pour tout et plus encore...

Pendant qu'ils nous accompagnaient,

leurs familles faisaient l'Aïd el Kébir

la fête du mouton, la fête la plus importante...

 Elles fêtaient aussi le nouvel an...

et Mustapha a eu 25 ans.

 


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20 octobre 2008

Tanneries CHOUWARA à Fes

bout_avant_fespage précédente:
Fondouq LABBATA
impressionnantes tanneries FES

 

maroquineries en vente aux Tanneries Chouwara FES Maroc

En décembre 2005,comme la plupart des touristes visiteurs, j'avais suivi un... - plus rabatteur que - ... guide ... Ainsi, après être passée par 2 ou 3 étages d'un dédale de pièces remplies jusqu'à la gueule de maroquineries en tous genres, je m'étais retrouvée dans une terrasse, avec vue privilégiée sur les godets colorés et la grande activité, autour et dans ces fosses, d'hommes aux pantalons retroussés... j'en avais ramené à l'époque de belles et dérangeantes diapos... qui hélas dorment maintenant dans mes placards.

Hiver 2008/2009, j'y suis retournée sans m'y sentir concernée par la place de Touriste-météore-consommateur qu'on aurait bien voulu m'assigner.

Dans cette page :

En hommage au travail des TANNEURS ...
CLIC! sur PHOTOS pour les voir en GRAND

 

les terrasses hameçon des maroquiniers

Vue d'ensemble des Tanneries Chouwara FES Maroc Cuves à teinture et bacs de trempage Tanneries Chouwara FES Maroc

************

Babouches multicolores Tanneries Chouwara FES MarocTrois ans plus tard, nous sommes le 26/12/09... Vendredi, jour de grande prière, congé... très peu d'hommes au travail là en-bas...Après les trois rapides explications-alibi, le "guide" me laisse regarder... Son travail reprendra à la descente, en repassant beaucoup moins pressé et plus bavard dans les pièces traversées au pas de course à la montée...

Oui..., mais non !...
Je le laisse devant un tagine, lui: "attends!...attends!..."/ moi: ..."bon appétit, bi-saha!", et m'en retourne seule ...

Dans Derb Chouwara, maintenant, je longe les tanneries sur la gauche, les yeux sur ces murs humides et sombres, tourne dans une ruelle tout aussi sombre, puis encore à gauche, petite impasse... avec décidémment le besoin d'une rencontre d'un autre type...

▲ haut


 

les tanneries Chouwara de l'intérieur

Accès travailleurs Tanneries Chouwara FES Maroc

Face à cette ouverture dans les murs
qui permet l'accès à l'intérieur des tanneries,
assis sur une marche dans cette impasse obscure,
deux hommes papotent doucement,
mégots accompagnant les gestes..

La discussion s'engage,
avec gentillesse et respect,
eux, curieux de moi et moi, curieuse d'eux...

les tribunes à touristes vues d'en-bas Tanneries Chouwara FES Maroc

L'un me propose de visiter l'intérieur...
Français difficile qu'il essaye de rendre précis
en me demandant les mots justes...
étrangeté... se retrouver sous les regards des tribunes
dont je n'avais pas mesuré le nombre vu d'en haut.

étrangeté... la beauté de ces pierres,
l'intelligence des savoir-faire archaïques fondateurs ...
je me laisse guider avec humilité et bonheur
dans ce tout très particulier,
vieux de 5 ou 6 siècles ...

les cuves à teinture Tanneries Chouwara FES Maroc godet rouge Tanneries Chouwara FES Maroc

... découvrir en empruntant des trajets sinusoïdaux
entre les cuves...
mon hôte me recommande d'assurer mes appuis, ça glisse.

certaines teintures doivent être faites à l'abri de la lumière

Cuves de teinture à l'abri de la lumière Tanneries Chouwara FES Maroc Semie obscurité nécessaire à la teinture jaune Tanneries Chouwara FES Maroc

 Lumière jaune Tanneries Chouwara FES Maroc  En particulier des sanguines ou ce jaune éclatant

  Plusieurs bains/séchages sont nécessaires, les séchages intermédiaires se font sur les terrasses, sur un lit de paille. Le dernier séchage peut se faire sur les flancs de montagne à l'extérieur des remparts, vers Bab Guisa et sous les tombeaux des Mérinides.

voir l'album-photos "FES... Les tanneries"

 

âne bâté de peaux Tanneries Chouwara FES MarocLes ânes assurent les transports

 

eaux usées rejetées dans Oued Boukhrareb

 

 

Il existe 3 lieux de tanneries à FES, des petites près du fondouq Nejjarine, derb Chorba... des à peine plus grandes près de bab Aïn-Zleten... et celles de Chouwara, de loin les plus importantes, construites près de l'oued BOUKHRAREB juste avant qu'il franchisse les remparts pour sortir de la médina... Après les teintureries de Sebbaghine, cette rivière alimente les tanneries Chouwara... et en récupère aussi les eaux usées ...  plus tout ce qu'on peut imaginer venir s'y rajouter dans la ville... malaise à l'idée de toute la pollution accumulée au fil des ans...

▲ haut


 

la préparation des peaux avant teinture ...

Faîtes honneur aux images... clic!/photos...

... se fait aussi ici
d'abord les bains de chaux, plusieurs jours...
Balots de laine morte Tanneries Chouwara FES Maroc bains de chaux et bains de fientes de pigeons Tanneries Chouwara FES Maroc

... pour le délainage
puis trempage dans un mélange fientes de pigeons/urine
pour assouplir la peau raidie par la chaux
Bacs de lavage Tanneries Chouwara FES Maroc Pestilences fientes et urine Chouwara FES Maroc
sans oublier les rinçages et lavages intermédiaires
mais heureusement, le progrès !?... vient aider
inquiétantes machines-à-laver dangereusement électriques...
Machines à laver électrifiées Tanneries Chouwara FES Maroc calage position stop d'une lessiveuse Tanneries Chouwara FES Maroc

et pour enlever les odeurs, trempage
4 ou 5 jours dans un bain de son de blé
Bains de son de blé Tanneries Chouwara FES Maroc

le tannage se parfait
dans des bains d'écorces de mimosa
qui donnent aussi au cuir sa couleur "naturelle"
... à partir de là, on peut teindre ...

▲ haut


 

... et ... ici ... tout autour ...
derrière lucarnes et petites portes,
on vit ...

les logements des tanneurs Chouwara FES Maroc  logement sur le lieu du travail Tanneries Chouwara FES Maroc  la place de l'homme_habitations des Tanneries Chouwara FES Maroc

... dans des pièces comme des cases,
à la fois chambres, ateliers
et parfois entrepôts ...
Mais dans ces tanneries
je sens le peu de place faite à l'homme ...
l'espace est entièrement dédié
au travail des peaux...
Hygiène, sécurité...?

chez mon guide Tanneries Chouwara FES Maroc  dernier affinage et peaufinage Chouwara FES

L'homme qui m'a fait visiter, célibataire
habite l'une de ces pièces.
3m sur 3, un matelas roulé dans un coin
quelques habits sur 2 barres de bois
fichées directement dans les murs à travers un angle
et des peaux entassées ...
Parallèle à l'un des murs, à +/- 80cm du sol,
une poutre traverse la pièce,
des peaux étendues dessus
et, au sol, un outil à drôle de manche...

▲ haut


 

l'Amour du Métier
les mots du tanneur

merci à lui J'ai oublié son nom mais j'en garde un souvenir profond. Pendant qu'il s'appliquait en prenant le temps, à tout, vraiment tout, me montrer, m'expliquer, à vouloir m'apprendre les processus, avec gentillesse, me transmettre, donner les noms arabes, les traduire, les répéter lentement, attentif, en articulant pour que je les retienne... je découvrais qu'on peut avoir ici, malgré la dureté des conditions, l'amour de son travail. J'entendais sa fierté d'être tanneur, sans doute son bonheur ... il parlait comme s'il était lui-même encore étonné et émerveillé de ces savoir-faire venus d'un autre-âge ... J'en étais surprise, il l'a compris au ton de ma question sur la pénibilité de ce travail  " c'est dur?...oui, bien sûr, c'est dur!... mais surtout quand il pleut... aujourd'hui ça va!...quand il pleut plusieurs jours, c'est très dur d'être dans les cuves...et puis, tu peux pas faire sécher les peaux, c'est plein de problèmes... mais j'aime ce travail, ça fait 15 ans que je travaille à Chouwara!... c'est mon métier...et j'aime parce-que tout ce qu'on fait est naturel...la chaux, les fientes, les couleurs... ça ne peut pas te faire de mal, c'est naturel...j'aime faire ce travail, ce qu'on fait, c'est beau!..." il me dira quand même que les vieux ont des rhumatismes, avec l'eau... et mal aux articulations.
Que fait-il de son temps libre? ... Non, il n'a pas envie de sortir d'ici ...Pour faire quoi?... Pour aller où?... sa famille est "loin", dans les montagnes... il est bien ici, avec ses amis... pendant son temps libre, il discute avec ses amis ou il en profite pour affiner dans sa chambre des peaux pour son propre compte, ça lui fait un peu plus d'argent. Il m'amène "chez lui" et me montre les peaux, l'outil, la technique... le cuir va devenir très fin et très souple, il m'en donne une à toucher, déjà travaillée, me la présentant comme un objet précieux, en attendant de moi que je sache en apprécier la qualité... et, à voir son grand sourire, je veux bien le croire quand il dit aimer son travail... puis, m'ayant tout montré, il me raccompagne jusqu'à la sortie ...

▲ haut


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12 janvier 2009

GPS Maroc... FES

 bannière sommaire fes

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             ...du côté de F E S

Je vous invite dans ce carnet à partager mes déambulations Fassies hivernales... quartiers après quartiers... se faufiler à l'intérieur de la Médina (Fes el-Jdid, le Mellah, Fes el-bali).

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S O M M A I R E

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Les récits : une icône = une page ... clic! pour ouvrir
à lire dans l'ordre* ou le désordre**...

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fes1      fes2      fes3      fes4      fes5
1.univers d'hiver...      2.flâneries ...            3.FES el Bali...         4.tanneries...            5.tanneries ...
divers                       place BAGHDADI      la vieille Médina        fondouq LABBATA    CHOUWARA

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Les albums : un bouton = une boîte à images...
clic! pour ouvrir...

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  album_fes_portes          album_enseignes          fondouq_nejjarine
Portes et Ferronneries        Enseignes... enseignent       Fondouq NEJJARINE

 

  album_proth_siste_dentair          album_fes_mosquées          album_tannerie
Prothèse Des Arts               Mosquées et plus ...           Tanneries
Dentaires                               

 


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                                                                                               Bonne balade


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29 octobre 2008

FES El BALI... La vieille Médina

boutpage précédente:
FES place Bahdadi...

 

 Noël en famille, Pâques en guenilles...

Fez sous la pluie, ciel sous la suie
klaxons en folie, carbone en scories
venelles moyen-âgeuses, enfance heureuse
sandwichs approximatifs, remous digestexcessifs
venue du soir, ruée fassie ambulatoire
téléboutique, théâtre antique
assalam aleikum, orient perfum...
Fez de complexité apparente
en accessibilité surprenante
quand on prend son temps,
qu'on a résisté au premier sentiment...

dans cette page :

Pour voir ce que les photos ont à vous montrer,
n'hésitez pas à cliquer dedans pour les ouvrir en grand.

 

FES Médina ... Au hasard des rues

Minarets de la médersa Bouaninia et de la mosquée Lazzaz FES Maroc

... et voilà, je ne regrette même pas d'avoir ce temps pourri qui me laisse sur ma faim et me donne une furieuse envie de voir la Médina sous une autre lumière, et donc d'y revenir... pas assez de lumière souvent pour faire une photo !

Fascinée que je suis par tout ce qui a subsisté ici depuis le XII et XIIIème sans avoir jamais cessé de vivre au quotidien, mais aussi, tout s'effondre, tout est crevassé. La médina est soutenue de partout par d'énormes échafaudages. La juxtaposition des emblèmes de progrès et des persistances de traditions ancestrales, dans ce qui se vend comme dans les silhouettes ou les gestes, donne le sentiment qu'on assiste aux derniers sursauts d'un univers venu presque intact du moyen-âge.

Les ruelles très étroites , une foule compacte et tout, absolument tout, transporté au-milieu à dos de mulets aussi hauts que des chevaux, cargaisons à l'africaine, c'est-à-dire au maximum du poids supportable et de l'équilibre. On se serre, on pousse, et chacun avance.
Et je prends conscience que dans nos rues françaises, des tas de gestes d'attitudes ou de mimiques n'existent pas ou plus. Les codes ont restreint chez nous ce qu'il est possible de faire ou comment il est possible d'être. Bien ou mal, je ne sais pas mais c'est remarquable.

Des "vieux" métiers très vivants, avec les outils entre la précision, les trucs du métier et le bidouillage, entre autres, des métiers à tisser vrais objets d'art brut, des roues de rémouleurs taillées au burin et qui fonctionnent à plein : une ruelle leur est consacrée.

▲ haut


 

FES Médina... Au Souk des teinturiers

Dans les coulisses du souk des teinturiers ...  écoulements des eaux colorées...
en fonction de la teinture du jour
écoulements des rejets des teintureries FES Marocrue caniveau KHRACHFIYINE Fes Maroc

 

 



Le pavé est glissant
L'air suinte d'humidité...
La rue est parallèle à Oued BOUKHRAREB,
tout près, qui sert de déversoir...

Le soleil pénètre peu ...
et... aujourd'hui jour du sombre,
étonnante et spleenante athmosphère

égouttage au Souk des Teinturiers FES MarocTeinturerie Rue Khrachfiyine FES Maroc

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FES Médina... Bois, marbre et zelligues

Des mosquées et des fontaines, des salles d'abblutions et des mederssas partout dans la vieille ville, zelligues, bois, dentelles de stuck et marbre sculpté font un lien qu'on ne quitte jamais.

album ''mosquées et prolongements''voir l'album : FES... Des Mosquées et plus

Hier, exploration des souks principaux et des principales mosquées, medersas et fontaines. Bois, marbre et zelligues. Le bois est ici travaillé plus finement que tout ce que j'ai vu à Meknès ou Marrakech. En plus du bois sculpté ( plus gravé que sculpté ) qu'on trouve beaucoup en encadrement de portes dans toute la médina, ou en portes, le bois peint façon orfèvrerie (dont on peut avoir une petite idée quand on pense étagères marocaines) se retrouve un peu partout en auvent de porches et pas seulement pour les boutiques mais aussi pour les entrées de maison, même dans les quartiers les plus délabrés. Alors quand il s'agit de l'entrée d'une mosquée, imaginez les proportions que ça peut prendre avec le raffinement le plus grand.

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FES Médina... Souk SEFFARINE
dinandiers et chaudronniers

Depuis la rue des teinturiers, j'ai passé deux portes qui encadrent l'entrée d'un pont,
Qantrat KHRACHFIYINE
j'ai suivi la rue Seffarine, la rue des dinandiers où tout brille
et me voilà...Place SEFFARINE
Un triangle, un sol en tribune
Un vieux platane en plein milieu
Et les martèlements sonores des marteaux sur les métaux...

place SEFFARINE Fes Maroc

Boutiques de dinanderies de Seffarine FES Maroc Tous objets de métaux ouvragés Seffarine FES Maroc

échoppe scintillante à Seffarine FES Maroc Une rue depuis la place Seffarine FES Maroc Chaudrons de cuivre Seffarine FES Maroc Chaudronnier et apprenti Seffarine FES Maroc

Atelier chaudronnerie Seffarine FES Maroc Au-milieu de la Place SEFFARINE Fes Maroc Marmites et bassines de métal Seffarine FES Maroc

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FES Médina... les FONDOUQS

Des rez-de-chaussée avec arcades, des galeries de bois aux étages avec une cour souvent carrée, des portes sur rue monumentales, à l'échelle des dromadaires, et dont il reste encore quelques-unes avec leur système de verrou très massif et complexe fabriqué en bois ... Ce sont les "fondouqs" , en grand nombre (jadis à la fois entrepôts de marchandises et étables à dromadaires au rez-de-chaussée,  hôtels aux étages).

Prestigieux fondouq magasin de tapis FES Maroc   tapis de luxe FES Maroc

fondouq vente miel et huile 1 FES Marocfondouq vente miel et huile 2 FES Maroc Beaucoup reconvertis en commerces... (à gauche et  droite : commerces miel et huile; en haut, une autre reconversion... tapis à l'étage, le rez-de-chaussée étant occupé par plusieurs marchands de meubles et dinanderie grand luxe)

* * * * * * *

 Chacun de ces fondouqs appartenait aux commerçants d'une ville particulière, Tétouan, Marrakech....

fondouq Tastawniyine FES MarocCelui des commerçants de Tétouan date du XIIIème s. avec sa porte ancienne, très beau et très abîmé, si aucun mécène ne passe par là, il risque de ne plus durer très longtemps, il est actuellement occupé par des petits artisans sans le sou qui n'ont vraiment pas les moyens de s'offrir une restauration. Pourtant, il est cité dans les bouquins et tous les guides, officiels comme faux guides, ne manquent pas de faire le détour par ce petit bijou déglingué.

 

vue d'ensemble du fondouq Tastawniyine FES Maroclibrairie Tastawniyine FES Maroc

Une librairie dans un angle...
Des détails bien bô...

Fondouq Tastawniyine détails galerie FES Maroc  heurtoir Fondouq Tastawniyine FES Maroc

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FES Médina... jeux des rues

vie des fassis : dans les rues 2 jeux font fureur à côté du traditionnel damier des papis dont les pions sont des capsules plastique  de bouteilles d'eau minérale , pourvu qu'il y ait 2 couleurs différentes. Pour les plus de 25 ans, on pratique beaucoup, dans la rue, sur des caisses en bois, un bout de muret, dans les boutiques, aux terrasses des cafés... partout où c'est possible, un jeu qui ressemble complètement à nos petits chevaux par la disposition des cases et des couleurs, qui semble se jouer pareil, mais qui diffère par l'utilisation de pions plutôt que de chevaux et par le luxe de l'encadrement façon vieux cadre doré à l'ancienne. Evidemment en vente dans toute boutique digne de ce nom.
Pour les + jeunes, ce qui signifie au moins jusqu'à 25 ans, mon préféré des jeux ici, les bulles de savons !... et oui, à l'heure de la fascination pour les derniers portables sortis, souffler dans un anneau pour voir s'envoler des bulles fait encore rêver les grands garçons, suffisamment pour que le promeneur puisse en profiter dans toutes les venelles.


stop! Cyberespace surveille mon temps.....
ça, c'était en janvier 2006... depuis, les bulles de savons se sont hélas envolées.... mais les jeux à pions bouchons demeurent.

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FES Médina... 1er de L'AN

Dernier bulletin météo Fez. 01/01/06
Ciel toujours gris mais plus de pluie.

... des grrrands gâteaux trrrès crémeux sont en vente partout aux charrettes dans les rues avec des inscriptions coulées en... crème : bonne année 2006.
Nous sommes le 01/01 et plusieurs fois, des gens m'ont dit gentiment : joyeux noël! ... C'est agréable ce décalage iconoclaste.


petits taxis FES Marocles taxis sont rouges FES MarocDernier jour en touriste, taxi demain à 4h matin pour aéroport. Au fait, les taxis.... rouges à Fes... les petits taxis sont innombrables et partout...

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FES Médina... les cimetières très présents

cimetière Bab MAHROUQ Fes MarocLa médina de Fez est dans une cuvette, donc tout autour, des collines, et sur les pentes de ces collines, juste de l'autre côté des remparts, les cimetières.

Les tombes sont disposées comme sur des gradins et toujours présentes. La plupart sont blanches, quelques unes sont de couleur vive. La mort au milieu des vivants, on y amène paître ses moutons, on y fait sécher des laines nouvellement teintes ou fraîchement lavées.

 

sous la protection des ancêtres Place BAGHDADI Fes MarocC'est encore plus vrai le vendredi matin : les cimetières sont alors envahis de monde. Des personnes lavent des tombes de leurs proches, d'autres prient, d'autres amènent des parpaings pour construire une stèle. Des enfants courent dans les allées...

Des femmes assises à même la tombe prient avec ferveur, mais s'interrompent au passage d'un vendeur de confiseries dans la rue de l'autre côté de la murette d'enceinte, achètent par-dessus le mur des biscuits qu'elles mangent dans la foulée alors qu'un peu plus haut, d'autres femmes en grand désespoir, assises elles aussi sur une tombe,  pleurent un proche récemment disparu tandis qu'un iman leur parle longuement.

cimetière Bab GUISSA Fes Maroc

cimetière pâturage Bab Guissa FES Maroc

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et photos finalement assez vaines car tout ne peut rentrer dans la petite boîte. Faut venir...


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30 octobre 2008

FES place Baghdadi flâneries... et par les rues ...

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FES
des univers d'hiver
divers

pause sur les toits FES Maroc

Je vous l'ai déjà dit, à FES les merveilles sont tissées au plus misérable. Vous êtes devant une porte, une place, un jardin, une maison, un mélange de remparts superbement restaurés et de palmiers, eucallyptus qui vous tansportent dans une ambiance conte des mille et une nuits, les splendeurs de l'Orient... et sans transition, totalement imbriqués, le délabrement, les ordures et les trucs bricolés à la mimile. Y a du beau partout et du sinistre partout aussi... ..En même temps, il en ressort quelque chose de terriblement humain et vivant.

Dans cette page :

Pour voir ce que les photos ont à vous montrer, n'hésitez pas à les ouvrir en grand d'un clic.


 

à quoi rêvent les ADOS

Place BAGHDADI vers Bab Chorfa et Bab Boujloud FES MarocHier,j'ai fait la connaissance d'une petite lycéenne, ou plutôt l'inverse, vue la détermination de la gamine qui m'a abordée place BAGHDADI... sur les escaliers tribune où je faisais une pause au soleil à bader la vie qui passait par là...

Naïma a 16 ans, fait des études d'économie  au lycée Moulay Idriss, de l'autre côté de la place, et dans deux ans quand elle aura son BAC veut poursuivre ses études en France... où tout est possible comme nous savons bien. Nous avons pris un jus d'orange ensemble aujourd'hui. Si elle ne peut pas avoir de débouchés en France avec un métier de comptable, pas de problèmes!... elle changera d'orientation et sera profd'anglais !...elle connaît de la littérature française Pagnol et Andromaque... Tahar Ben Jelloun et Driss Chraïbi lui sont totalement inconnus et Jacques Chirac est l'ami des marocains... J'ai fait ce que j'ai pu.... à plus tard ....

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Place BAGHDADI

Place BAGHDADI, j'aime la traverser, m'y arrêter, y flâner... grand espace qui peut porte latérale coudée Place Baghdadi FES Maroc, façade interneparaître vide mais que je trouve humainement plein de vie. porte latérale coudée Place Baghdadi FES Maroc, façade externeSorte de sas entre Fes el bali (la plus ancienne médina) et Fes el jdid (la nouvelle) que l'on rejoint par l'avenue desgradins refuge des lycéens Place Baghdadi FES Maroc Français. Oblige à de grandes traversées de bab Chorfa (côté bali) à Bab Chems, porte du soleil (côté jdid)...>

Bab CHEMS depuis la place Baghdadi FES Maroc

Bab CHEMS depuis l'avenue des Français FES Maroc  Crêpi ocre rouge Bab Chems FES Maroc   

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10 jours ... pluie grise

Pluie grise....25.12.05

...et opération boycott "fêtes" réussie. C'est l'ordi qui vient de m'informer de la date. J'adore.


Marché des remparts
entre Bab BOUJLOUD et Bab CHORFA

Fin déc.08...date des photos, il fait BEAU!

Bab Chorfa, XII et XIIIème

Bab CHORFA la porte de Kasbah Nouar FES MarocLa journée dans la médina avec toutes les boutiques ouvertes, le souq fruits et légumes le long des remparts, les pieds dans la boue et même Maroc télécom qui assure la vente de ses cartes, rien n'est venu m'alerter.

Journée ordinaire.

C'est un bonheur de suivre la ligne des étals du marché le long des remparts, rue Sellanine, de tout et de rien ... venez !...

entre Bab Chorfa et bab Boujloud

 plutôt légumes et alimentation

clic dans chaque photo = ouverture grande photo

panières d'olives noires Rue Sellanine FES Maroc  vendeur de poches à 0,50DH Marché rue Sellanine FES Maroc  Boutique fruits et légumes Rue Sellanine FES Maroc

étals fruits et légumes Rue Sellanine FES Maroc  Tous objets de plastique Rue Sellanine FES Maroc  Habitations en surplomb Rue Sellanine FES Maroc

Graines et pâtes Rue Sellanine FES Maroc  Artichauts fèves et haricots Rue Sellanine FES Maroc  Légumes frais sur le sol Marché Sellanine FES Maroc

Vente à la charrette Rue Sellanine FES Maroc  épicerie guichet Rue Sellanine FES Maroc  maraîcher Rue Sellanine FES Maroc

et entre Bab Chorfa et Bab Mahrouq (porte "le Brûlé")

plutôt marché aux puces

à gauche de Bab CHORFA marché aux puces, à droite fruits et légume FES Maroc

Fripes entre Bab Chorfa et Bab Mahrouq FES Maroc tablier de friandises Bab Mahrouq FES Maroc

Briquets tournevis et piles Bab Mahrouq FES Maroc Marché aux puces Bab Mahrouq FES Maroc

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BAB MAHROUQ

Bab MAHROUQ aux belles arches FES Maroc... construite au XIII ème siècle...

sur les photos de mon guide, "Fes de Bab en Bab", publié en 2002, les portes en bois sont encore en place et sont annoncées comme possédant les plus hauts battants de la ville... à mon 1er passage en déc.05, je peux encore les admirer ... fin décembre 2008, voici ce qu'il reste des plus hauts battants de la ville ... qui se meurent au sol.
les bienfaits de la restauration ?

Exit les monumentaux battants Bab Mahrouq FES MarocPatrimoine méprisé Bab Mahrouq FES Maroc

Bab MAHROUQ ou porte "le Brûlé"
se nommait d'abord "porte de la Justice" (Charia)... mais a très vite changé de nom après que le sultan Al Nacir Ben Youssef al Mansour, qui avait commandé sa construction, y ait fait brûler vif l'un de ses opposants, Al-Oubeidi.

De nombreux arcs aux belles formes...
Comme toutes les portes de FES qui ont gardé leurs formes d'origine, elle est coudée.

Bab MAHROUQ de l'extérieur des remparts FES Maroc
depuis l'extérieur des remparts

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Balade avant 9h ...

Pour m'accompagner dans cette balade,
cliquer dans chacune des photos pour les voir en grand...

Tala'a SGHIRA au petit matin FES Maroc

Médina encore endormie FES Maroc

 

Boutiques de cierges Rue Bab Moulay Idriss FES MarocAutour du Mausolée de Moulay Idriss FES MarocRue secondaire à l'écart des boutiques FES Marocfidèles montures FES Maroc

Vaisselles de terre cuite FES Marocles circuits touristiques avant l'ouverture FES MarocSouk du Henné FES MarocRéveil FES MarocMédina de FES interdite aux voitures Maroc

 

gestes de tous les jours FES Maroc

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Les éternels ÉTAYAGES de FES

 

La Médina de Fez est étayée de partout,échafffaudages de soutien Médina FES Maroc des madriers de bois calent les façades les unes aux autres, des calages en équerre dans toutes les rues, des tonnes d'étais qu'on finit par intégrer à l'image des rues tant ils sont omniprésents. Il semble que la ville entière menace de s'effondrer. Il existe une administration spécifique pour le sauvetage de Fez avec ses bureaux propres.
étayages et minaret Médina FES MarocPropres aussi les madriers épais des échaffaudages de soutien dont les lignes se croisent à travers les rues et tout ce bois réchauffe par les temps gris-noirs qui courent depuis une semaine, plus la boue qui s'est accumulée sur les rues et les trottoirs, les unes comme les autres pavés dessous cette pâte, imaginez la patinoire!...

 

 

étayages en soutien de traboule FES MarocÉtais pour garantir le passage FES Maroc

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en levant le nez ...


Latrines médiévales sur rue FES Marocemboîtements architecturaux FES Maroclucarne ancestrale et innovante électricité FES Marocpetits coins dans le noir FES Marocouvertures dérobées FES Maroc

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Merry Christmas

Sombres les rues étroites ... sombres aussi les habits des gens... Mais aussi cette couleur pètante que Sophie et Marylène apprécieront à sa juste valeur : le beau rouge pimpant du qui vous savez en plastoque avec sa canne façon sucre d'orge et son visage rose en vente partout...

Je l'ai aperçu, maxi-géant et isolé, dans les bras d'une corpulente maman en djellaba-sac marron qui marchait à grand pas, chargée de courses... sacré contraste. Celui-là, il n'y a que comme ça que je le supporte.

...à bientôt

 Merry Christmas FES Maroc  Camelot aux gonflants Pères-Noël FES Maroc

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bonjour
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9 mars 2009

Il y a un enfant mort dans les herbes

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Salif MAÏGA
est SONGHAI

enf

A Bamako, dés mes premiers jours au Mali, j'avais rencontré ces troupes d'enfants mendiants sous couvert de religion, au profit d'un marabout censé veiller sur eux et les instruire... Aux feux, aux carrefours, ils se cramponnent en grappe aux portières des Sotroma, présence insistante, en psalmodiant d'un air implorant, regard vide... J'avais été frappée de leur grand nombre et leur omniprésence... frappée également par leur état physique et la jeunesse de certains...

Ce phénomène se retrouve au Sénégal, en Mauritanie, au Burkina Faso, en Guinée...

Si vous êtes curieux, tapez "Talibés" ou "enfants mendiants" dans votre moteur de recherche préféré...


bouton_navig...et nous reprenons
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10 mars 2009

Salif MAÏGA est SONGHAÏ

bouton_navigpage précédente:
La fabrique du Bogolan
SÉGOU Mali

 

 

ETHNIES, PEUPLES, GROUPES
APPARTENANCE à... ?
une affaire sérieuse au Mali

posté le 27/03/09

Mon dieu!... les foudres du ciel sur moi!...
j'ai fait un lapsus dans une page précédente!...
voilà-t-y pas que j'avais malencontreusement
rattaché la famille MAÏGA à l'ethnie Bambara !...


honte à moi!!!...

OUF!... un revendiqué nomade, "citoyen de la planète terre", m'a remise sur les rails, c'est paradoxal, par forum interposé (voyageforum),

oups...

MAÏGA est un nom SONGHAÏ !

au Mali, tout le monde le sait !!!... il faut rectifier ça tout-de-suite, avant que l'un d'entre les MAÏGA ne le voit...

... Voilà un truc que j'avais
pourtant bien compris, Salif MAÏGA est SONGHAÏ!...


banni_re_ethniesportraits

 

Je l'ai su dés le premier soir (voir "je campe à Ségou"et "Kala, mon 1er campement"), à mon arrivée chez lui...

Amadou, venu me chercher à la gare des bus de SEGOU en l'absence de son frère Salif, m'avait pourtant bien raconté leur parcours, à la nuit tombée, sous l'auvent, en partageant son repas de capitaines avec moi (capitaine: LE poisson).

Sûr que j'avais bien noté son insistance à se revendiquer SONGHAÏ, venu de plus au nord, de la région de Tombouctou, car les Songhaï, sais-tu, n'ont pas peur de partir loin ... d'ailleurs lui,il a vécu un paquet d'années au Burkina Faso, qu'il a parcouru en tous sens, ainsi que des tas d'autres pays, pour faire du commerce,... les frontières?... pas d'problème !... car, je dois le savoir, un songhaï est malin et débrouillard... et diplomate.... et savoureuses anecdotes à l'appui dans la nuit avancée ...


et sûr que j'avais bien noté la fierté que l'on a à être Songhaï...

et qu'on ne voudrait pour rien au monde être assimilé aux bambaras bien que résidant au beau milieu de leur région-berceau.

Salif lui-même revendique son appartenance Songhaï assez souvent...


µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

 

Une des filles de Salif me demande innocemment dans un grand sourire:

"Comment tu trouves, COULIBALY ?... tu trouves que c'est joli?... ça te plaît?..."


pour ajouter tout-de-suite après en tordant le nez :

"moi, j'aime pas!... c'est pas bien!... ici, il y en a partout... nous, on dit Coulibaly pour se moquer!..."


et m'en fait la démonstration tout-de-suite, pliée de rire, en pointant son doigt sur chacun de nous, dont sa soeur ...

"Coulibaly!...Coulibaly!"...
... qui ne trouve effectivement pas ça plaisant... toute fâchée, poursuit la moqueuse et lui donne des taloches...


... ce jour où Salif m'explique pourquoi il a donné le nom de COULIBALY à l'enfant trouvé abandonné, à moitié mort, derrière chez lui, qu'il a recueilli et qui ne connaît pas son nom de famille ... car il ne désespère pas de trouver ses parents, dont il se dit, si l'enfant est de la région, qu'ils sont plus probablement Bambara qu'autres, et qu'il faut respecter cela, d'où le choix de ce nom.

Car SALIF est un vieux monsieur...
VIEUX, dans le sens qu'on lui donne en Afrique : SAGE

... tous ces enfants vivent ensemble et sont compagnons de jeux.

enfants_liés

 

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

 

MATHIA COULIBALY est BAMBARA,


descendant direct de Biton COULIBALY
célèbre Roi de l'empire BAMBARA de SEGOU


Sûr que j'ai noté la fierté que l'on a à être Bambara ... et à se nommer COULIBALY.

 

ethnies_silh3ethnies_silhouettes5pour_ethnies_silh1etnies6etnies2ethnies_silhouettes4

 

 Je l'avais compris dés notre première rencontre, sur les quais de MOPTI... J'avais fait demi-tour vers lui pour le remercier d'une attitude qui m'avait étonnée et qui me témoignait du respect. Il a égrené sa généalogie pour se présenter.

Car, juste avant, j'avais saisi son exigence de dignité pour lui et pour les autres, alors que, rentrant de sa journée de travail, sans se faire remarquer ni élever la voix, il avait arrêté dans mon dos l'ado qui m'avait lancé un joyeux "bonjour!... Madame Tranquille!"... avait pris le temps de lui dire quelques mots... et me voilà cet ado, tout penaud devant moi, désolé d'avoir pu par ignorance me blesser et me présentant ses excuses avec humilité...

("bonjour, Madame- Monsieur tranquille"... savoir qu'on l'entend dans les villes assez souvent quand on est toubabou... on débranche!)

car Mathia est un vieux monsieur,
VIEUX comme on l'entend en Afrique, c'est-à-dire SAGE... il est responsable de ce dont il est témoin et croit en la force du mot ...

MATHIA est BAMBARA

... et ne voudrait pour rien au monde être pris pour autre quelqu'un qu'un BAMBARA ... même s'il s'est éloigné de ses racines en s'installant à MOPTI où il est patron, associé à d'autres membres de sa famille, de la Compagnie Fluviale SOCO, d'énormes pinasses marchandes qui font le lien entre tous, tout et partout sur le NIGER.

Sûr que je l'ai noté quand il m'a invitée, quelques jours après, à boire chez lui le thé... mais pas le thé des fainéants, ah, non!... pas le thé bouffeur de temps prétexte à rien faire qu'on met trois fois à chauffer dans une théière où il n'y a rien à boire, un thé qui n'est même pas d'ici, qui n'existait pas avant, personne ne le faisait avant au Mali ... sauf vraiment tout au nord, près de la Mauritanie, les touaregs... Avant, on faisait dans TOUT le Mali le thé BAMBARA, en une seule fois, une bonne fois, dans une grande théière, avec de la verveine, de la cardamone et des épices... c'est celui-là qu'il va me faire goûter et je vais voir, je vais l'aimer !... l'autre thé (voir "le temps du thé"), il ne le fait pas.

J'ai aimé, j'ai aussi aimé le moment sur sa terrasse près de la mosquée ancienne ... et les histoires... et l'histoire... et son amour des arbres...

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

OUMAR TEMBELY est DOGON

et sûr que j'ai bien noté la fierté qu'on a à être DOGON... et qu'on ne peut les confondre avec les autres maliens ... car les DOGONS sont un peuple à part, très différent, rien de commun... et unis et solidaires!... avec cette règle que le groupe doit calquer son pas sur celui du plus faible car personne ne doit rester en chemin, question d'honneur.

Artistes, tisserans, forgerons et agriculteurs... mais pas bergers!...
Berger, c'est le travail des PEULS...  mais ces peuls-là, tu ne sais pas comment ils sont riches, ils le montrent pas mais ils sont très très riches : ils prennent des zébus pour garder les troupeaux et ils finissent par en avoir beaucoup, plus que les dogons...tu as vu les bijoux de leurs femmes?...

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ


BARRY est un nom PEUL
et Ali Barry est de mère DOGON,
grandi en pays Dogon
mais ne se reconnaît pas
dans les croyances animistes Dogon
partagées par sa famille.
Directeur du collège de SANGHA,
il considère le non-accès aux livres
un "crime contre l'humanité"...

Où se situe-t-il lui-même ?

 

 

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

Songhaï Bambara Touareg Bobo Dogon Peul Bozo ...

Une appartenance au groupe est vécue comme essentielle
(j'avais remarqué en pays Dogon : à la question "comment tu t'appelles?"... la réponse est le nom de famille, sans même le prénom. D'une part, l'individu ne se met pas en avant, il fait d'abord partie d'une famille et d'autre part, avec son nom de famille, on sait le situer, et le situer est important dans la vie sociale, d'aprés ce que m'a expliqué Oumar).

Témoin extérieur, j'ai vu les tiraillements respect-ouverture-tolérance-intolérance-acceptation-coopération-mépris comme des va-et-vient communs à tous, associés à cette grande fierté d'être de cette ethnie-là et pas d'une autre, le sentiment d'appartenir à LA communauté aboutie et supérieure à toutes les autres...

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

 

 

... et les hors-classes?
on en fait quoi?

 

... pour illustrer cette situation, un exemple, emprunté à Hery/Herbert, allemand, africaniste...(son message du 16/03 sur le forum pré-cité, avec son autorisation et je l'en remercie):

extraits : "...de nos jours, la situation se révèle beaucoup plus complexe (...)

Un exemple : mon professeur de bambara s'appelle Diallo, né et grandi en plein milieu bambara de Ségou (...), aujourd'hui domicilié à Bamako. (...)Il ne parle aucun mot peul. (...) (... M. Diallo est linguiste, maître de conférence à l'université de Bamako mais il parle une seule langue africaine, le bambara ; à Mopti, on rencontre de nombreux commerçants et autres qui parlent à la perfection cinq, six, sept langues (...))...

DIALLO est un patronyme peul, un clan qui s'est séparé d'un des quatre clans archaïques Peul, les Jall (...)

(...)j'ai essayé de parler avec lui de ce sujet : en vain, il n'a accepté aucune fulanity [appartenance au groupe peul] relativement à sa personne ni sa famille. Zéro. "je suis bamananké, homme bambara". Point!

(...)Un Diallo ou Sibide de la deuxième ou troisième génération, né à Bamako, vivant en dehors du milieu peul et ne maîtrisant pas la complexe langue [peule], est-il encore un [Peul]?!

Dans la perspective des [peuls]du Massina, un Peul ne suivant plus leur "way of life" (Kaasa en peul), n'est considéré l'un des leurs que partiellement.
On le méprise, parce-qu'il ne parle plus le peul mais le bambara et est donc compté parmi les "Noirs"... Ils se voient eux-mêmes comme"Rouges"...
De plus, les peuls parlent souvent et en général avec mépris d'autres groupes ethniques du Mali et ailleurs,(...). Ils les considèrent comme haabe (au singulier kaado).
Kaado veut dire a. Dogon
                           b. Africain non-peul (=médiocre, au sens de "barbare")
                           c. païen ou idolâtre..."

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

et pour clore mon chapître,
et quand bien même nous parlons ici
de groupes ethniques et non de races
je pique encore à Herbert :

"les races existent dans les têtes
de ceux et celles qui VEULENT penser en ces catégories
pour se démarquer consciemment d'autres hommes..."

et livre le tout à votre réflexion


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23 mars 2009

Bamako 1

... Adaptation

 

Voilà, j'y suis !... avec plusieurs heures de retard, Aigle-Azur me libère à BAMAKO aéroport  . Grand soleil. (jeudi 20 décembre 07.... la date a son importance, vous allez le comprendre...)

Formalités étonnamment rapides par rapport à ce que je craignais. L'aéroport est en travaux. Récupération des bagages insolite : en attente de leurs propriétaires, posés tout en vrac sur le sol juste avant la porte de sortie. Chacun se sert puis fait contrôler son titre bagage par une autoritaire matrone en uniforme plantée entre bagages et sortie. Elle m'autorise le passage.

Dehors, une allée d'honneur formée par les gens en attente de voyageurs, ... et moi, est-ce que je vais être attendue encore, 3 bonnes heures après mon RV ? ............ WOUAIS!!!... parmi les écriteaux tendus à bout de bras, je repère écrit à la craie sur une ardoise d'écolier : Mirièle...(sic) c'est bien moi. Taxi et en route pour l'auberge. J'ai rarement eu une arrivée aussi fluide en descendant d'un avion.

Dans cette page, les photos s'ouvrent comme toujours dans plus grande fenêtre si CLIC dessus.

Auberge DANAYA... chambre double ventilée, 7000 Fcfa la nuit, quartier Badalabougou, tout près du fleuve.

 

Découvrir BAMAKO centre ville. Je fais connaissance avec les SOTROMA, des fourgons qui jouent le rôle de transport en commun (voir Mali, pourvu que ça roule 1). Aucun problème pour en trouver un ... mais savoir lequel prendre, où le prendre et où s'arrêter ?. ... ça....!?  Je laisse ma timidité au fond de la valise, faut demander, demander et encore demander... c'est tout bénef : j'engrange ma petite moisson de sourires... et simplicité et naturel comme une trame partout.

Par quoi commencer?... l'adaptation la plus compliquée n'est pas de passer de -3° à +38°...

Dans un premier temps, ma prise de contact avec le pays n'est pas si simple. Je me frotte les yeux : oui, oui, je suis bien à la capitale, Bamako !... pas dans un bidon-ville de périphérie d'une ville latino-américaine... oups, je ne voyais pas les choses comme ça ...

Le choc pour moi est d'abord dans cette impression : le sentiment d'un centre ville qui aurait pris forme sur une décharge publique avec les matériaux récupérés sur place... le look de certains ministères!... certaines ambassades !!!... les magasins... des cahutes de guingois à touche-touche sur les trottoirs... les immondices...

Sentiment exacerbé par le fait qu'il ne pleut pas en cette saison. Conséquence : un air surchargé de poussière rouge, vraiment et bien plus que ce que je connaissais au Sud Maroc. Brouillard permanent sur la ville. Pollution à la hauteur. Sur les feuilles des arbres, dont on ne voit plus la couleur verte, l'envie de prendre un chiffon et de tout épousseter....

 

boubou

... et, un défi dans l'inconcevable poussière qui recouvre tout, l'aspect extrêmement soigné chez beaucoup dans les vêtements, tissus bogolan et bazins, amidonnés, repassés ... pas mal osent le blanc, impeccables jusqu'au sommet de leur calotte immaculée. On sent que ça compte ...
à des carrefours, j'ai vu des femmes entourées de bassines mousseuses à qui donner le linge à laver.

 


... Après 4 ou 5 jours, mon oeil apprend à faire des discriminations dans cet univers. Je commence à identifier dans ces cahutes uniformément bidouillées, bancales et sous cette poussière-terre, ce qui peut être une alimentation, un resto, un endroit où se procurer carte de T..... Je me fais joyeusement allumer et je fais avec, c'est le prix de la leçon.

Je réalise intimement cette évidence : je ne fais pas, mais pas du tout, couleur locale...Sensation déconcertante.
Passer inaperçue ne fera pas partie du voyage.

Adaptation bousculée aussi par le fait que le visa d'un mois pris au départ pour le voyage-voiture initialement prévu finalement avorté à Marrakech ne colle pas avec la date de retour avion, il manque 5 jours... donc démarches administratives en vue, je m'attends à des trucs pas simples ... et bien sûr, aujourd'hui vendredi 21 décembre, tout est fermé, car c'est la Tabaski, la fête du mouton... Je découvre qu'ici, ça prend une dimension de fête collective, on danse dans tous les coins toute la nuit...
Pas d'espoir de quoi que ce soit côté papiers avant lundi.

Aussi, j'accepte les services d'un guide pas officiel du tout venu chasser le client à l'hôtel, et vais m'échapper pour le Week-end à Siby, en pays mandingue... (images dans le message suivant, Siby).

 

Heureusement, le NIGER...

 

pirogues de pêcheurs et bidons pour fumer le poisson

 

En sortant de l'hôtel, à droite
large rue de terre vers la grande avenue

à gauche, au bord du fleuve, un quartier de pêcheurs,
petites cases rudimentaires,
la vie dehors, les petits gestes du quotidien,
les familles dans la rue...
se sentir indiscret... peut-être...

pinasses pêcheurs

pinasses pêcheur

pinasses pour touristes

pinasse dite "touristique"

... et puis, tu apprivoises ce sentiment,
rentrer dans l'intimité des gens...
la rue te revient, publique.

Plus loin, sur les rives, des jardins très verts, essentiellement de salades. Finalement, je préfère aller au centre en longeant le fleuve qu'en utilisant les services des Sotroma, à peu près 1/2heure...
  et abruptement accolées à ces cases rudimentaires, des villas luxueuses dans jardins barricadés... avec gardien devant l'entrée... rues balayées... l'ambassade d'Allemagne est dans ce quartier, belle maison.

Maintenant, j'ai bien identifié que cette zone terreuse pas trop bien définie encombrée d'étals et...d'immondices, ben oui... correspond bien à une rue et pas du tout à un chemin privé. Ce que je pensais être une rue n'en est pas du tout une, ça s'appelle "le goudron"...
On te dit : "quand t'arrives au goudron, tu continues jusqu'au deuxième carré..." et tu dois comprendre "rue" à la place de carré.... tout ça est très simple, vois-tu...

On passe le Niger sur le long pont des MARTYRS, vacarme, presse, véhicules en tous genres et grand nombre.

Dans ce quartier Badalabougou, des ONG à la pelle, de toutes nationalités : allemandes, canadiennes, françaises ... on prend conscience là d'un phénomène qu'on va croiser plus d'une fois par la suite, à travers le pays... Khadafi a fait le goudron vers la Guinée, l'Iran a financé l'hôpital... plus les tas de coopérations en tous genres qui affichent leurs officines et leurs intentions dans des panneaux aux carrefours.

 

manger?... j'aime bien les gargottes de bord des routes

p'tit déj, oeuf frit ou beignets mil et café
(nescafé, qui donne donc son nom à ce type d'étal)

repas, souvent 3...4 plats proposés,
largement arrosés de gras
à base de riz ou bananes plantain dans bassines,
table et bancs de fortune

gargotte à Moptigrillades et bon gras

Dans celle-ci, c'est l'opulence,
elle mérite bien le nom de Restau
2 places assises client à droite ...(photos prises à Mopti)

ou alors, troquet...
face au Foyer d'Accueil de la Mission Catholique...

restau à Bamako

...pour les thés et eaux minérales en terrasse

patron d'auberge Bamako

le patron

et puis bien sûr, le BAFING, pour sa cour et sa cuisine
dans le quartier du fleuve,
pause détente...


tous les messages de ce carnet                                        suite à Siby...
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28 novembre 2008

Parce-que ça aussi c'est le voyage...

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de ZAGORA à MARRAKECH,
le retour...


 

6/01... Marrakech, retour dans le monde

Sur Marrakech, température anormalement élevée pour la saison....et encore plus de monde qu'à mon dernier passage.

palais_de_la_Bahia_spirale

La poussière de Marrakech est crasseuse.

Je réalise que dans toute la région de Zagora la poussière est omniprésente partout et recouvre tout.

Le soir, quand vous vous y lavez le visage, votre gant se couvre de traces ocres. Elle uniformise tout. Une table en terrasse aura toujours une pellicule de cette poussière. Elle pénètre même l'intérieur des maisons. On vit avec et bizarrement, on n'a pas un sentiment de saleté comme ici à Marrakech. A Zagora, le sentiment d'une contrainte difficilement contournable et finalement acceptée. Mais pas la crasse.

palais_de_la_Bahia_mosaïque_sol

D'autres différences. À Zagora, très peu de femmes sont en djellabas.

Elles sont habillées de tissus légers comme des voiles qui ondulent avec leurs mouvements et l'air. Elles se drapent dedans un peu comme les femmes de Essaouira s'entourent de leurs lourds haïks de laine écrue mais l'effet est tout autre grâce à la légèreté du tissu qui flotte, soit noir et alors brodé de motifs symboliques vifs qui tranchent ou bordé de dentelles de perles, soit à motifs subtils et rythmés sur couleurs claires et transparentes. Les silhouettes sont belles. On pense aussi au Mali ou à la Mauritanie. Les physiques des gens, d'ailleurs, évoquent l'Afrique noire par la couleur des peaux fréquemment noires ou très foncées ou par les traits du visage.

Les hommes à Zagora ne portent pas le bonnet comme ailleurs dans le pays et rarement une casquette. Le cheiche est vraiment le couvre-chef de tous, habillés à l'européenne, en costume-cravate ou en djellabas et je me sens là-bas beaucoup plus en Arabie qu'à Marrakech.

demain, suite....

palais_de_la_Bahia_résonance

07/01 ...jour blanc

Parce-que ça aussi c'est le voyage...

Petites chroniques d'une migraineuse....

Hier, migraine!

palais_de_la_Bahia_mosaïque  "LA" crise que je m'étais étonnée quelques jours auparavant de ne pas encore avoir récoltée sur le coin du crâne.

"LA" crise...et là, pour une fois, j'en connais la cause (qui va rappeler à ma nièce chérie si elle me lit les + des hôtels 3* clinquants version Mohammedia).

Explications : Je souhaitais pouvoir bien me reposer les deux dernières nuits avant le retour vu que j'embraye illico boulot sans pause. Donc, j'abandonne le Toulousain pour l'hôtel 3* réservé en prévision depuis longtemps, face à la Koutoubia.

J'avais assuré le coup, mis le maximum de chances du côté de mon précieux repos... . Alors là.... classe !... liftiers en tenues bordeaux, bataillons de femmes de ménage en blouses infirmière et jolis petits tabliers blancs, mosaïques en abondance, des salons cossus dans tous les recoins.... 2 ascenceurs,  grandes glaces à profusion, clim, télé, douche chaude dans vraie salle-de-bain avec baignoire...et surtout, le plus ! ... Ah!... le plus!..... sur tout le 2ème étage, j'avais pas vu, un restaurant !!!...

palais_de_la_Bahia_sphère

 Dans ma chambre au premier étage, ça donne quoi?...raclements de chaises, meubles qu'on déplace, talons agressifs, le déménagement amplifié par le plafond-caisse-de-résonance jusqu'à minuit, et tout recommence au tout tout tout petit matin : préparation de la salle pour le petit déjeuner, grand nettoyage. ..... Ajouter l'armée de femmes de ménage dans les couloirs avant le jour, bruyantes et tonitruantes, les portes qui claquent....déjà bien secouée la veille par les pétarades des rues de Marrakech et l'air lourd de pollutions, ma pauvre tête a déclaré forfait.

palais_de_la_Bahia_kaléïdoscope

 Au matin, la vraie, la connue... froid, chaud, terribles douleurs, vomissements....c'est là qu'on sait que quand pas seule, y'a quelques moments où c'est plus facile.....  Me mettre debout pour me sortir de là, régler l'intendance avec vertiges, sueurs froides, tempes-enclumes et estomac-yoyo (trouver autre hôtel, faire bagages, régler-critiquer-quitter hôtel,trouver taxi, pas se faire arnaquer sur la course...) m'a achevée..........journée blanche. lit!!!...

devinez où?.... le toulousain!

palais_de_la_Bahia_sphère_scintillante

Lendemain matin, ouf!...migraine a lâché prise. Il fait beau. Vu enfin le palais de la Bahia qui était toujours en travaux lors de mes passages précédents.

s

voir l'album MARRAKECH Le Palais de la BAHIA

Mangé sur une terrasse de toit au-dessus de Jemâa el fna, quelques mots pour vous....puis  je vais récupérer un taxi et filer à l'aéroport...

Je ramène dans mes bagages deux apprentissages : la fabrication de l'encre de poil et son utilisation (deux recettes), et une technique explorée par un prof de dessin rencontré à Ouarzazate, appelée par lui "pyropeinture"... je vais tester, vous montrerai ...

Prochain voyage..... Le MALI ..... à bientôt....
FIN de SAHARA/Déserts


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2 décembre 2008

SAHARA-Déserts 6... quotidien, feu nourricier et fraîcheur d'un puits

pour_retour_page_précédente_désert-marocpage précédente:
Sables, Regs...
et petites histoires

 

 

g r a n d s   e s p a c e s...

Plateau désertique

Mohamed, le chamelier, s'arrête sans dire un mot lorsque nous croisons des petits buissons espacés, tout secs et rabougris au ras de terre et commence à leur arracher des brindilles mortes. Il les veut fines et bien sèches. Avec son habituelle économie des mots, il prend dans la maigre récolte que je ramène ce qu'il estime être encore trop gros et le jette " ça, c'est pas bon!" .... puis il prend un des tout petits rameaux qu'il me reste ... très pédago, le lève sans s'arrêter dans ses mouvements et sans me regarder "ça!!... il faut que ça chauffe vite et fort...il en faut beaucoup... beaucoup... plus loin il n'y en a plus..." et poursuit son ramassage...

 Récolte de bois mort dans le désert

Ce soir on fera donc un grand feu ?

 Pour la plupart des photos : cliquer dedans les ouvre plus grand

La caravane se remet en route ...

Notre équipée saharienne au complet

 ... sur notre gauche, la chaîne montagneuse du Djebel BANI
de l'autre côté de la vallée du Drâa
et de la dépression de l'IRIKI

le Djebel BANI nous donne la direction

Notre route est parallèle à cette chaîne

 Et, heureuse découverte, le feu au bivouac du soir... à l'abri dans des petites dunes de confortable sable fin... vous savez quoi ?.... le bois... C'est pour la ... TAGELLA ! fantastique!...

Préparation de la TAGELLA ou pain de sable

TAGELLA, le pain de sable"

Après le repas, à la nuit, sous les étoiles

sur des couvertures autour d'un feu finissant,

les paroles s'estompent peu à peu...

rêverie et engourdissement....

... vient tout naturellement le moment

où, la fraîcheur aidant,

chacun à son heure

se lève et part

dormir

...

 

Puits saharien Nouvelle journée ...

Arrêt à un puits, les dromadaires n'ont pas bu depuis trois jours.

" Quand il fait froid, les dromadaires peuvent rester 5 jours sans boire ... mais 3 jours... c'est bien! "

Enfouis, les restes d'un abreuvoir en béton armé, construit par quelqu'un qui voulait croire en la stabilité des sables...

Pour le guide, il suffit d'un petit trou, un morceau de vieux plastique rigide maintenu avec des pierres, le tout trouvé sur place... ma kayn mouchkil...

Mustapha, notre guide, se charge de mon éducation :
Chaque dromadaire a sa propre morphologie et son propre tempérament. La composition d'un équipage n'est pas fixe, ç'aurait pu être un autre guide ou un autre chamelier ou d'autres dromadaires. Par contre, dit Mustapha : " ces trois dromadaires, ils travaillent toujours ensemble parce-que tu les mets pas n'importe comment. Il faut faire une bonne équipe. Il faut un chef... et le petit, tu vois, il est méchant, mais avec ce chef, il marche bien, il obéit... ce chef, il est très grand, très fort, il peut porter beaucoup et il est très gentil ... moi, je l'aime beaucoup...l'autre, le moyen, est très calme... tous les trois, ils travaillent bien ensemble... je les connais bien, je pars souvent avec eux... je suis content quand je me retrouve avec eux ... c'est une bonne équipe, ils sont sympas... "

J'apprends aussi qu'à la saison des amours on ne part qu'avec des mâles car si des femelles suivaient, les mâles se battraient..."et tu ne pourrais plus commander ta caravane, je t'assure !..."

À chaque départ, Mohamed, le chamelier, attache à sa ceinture la corde qui le relie au dromadaire de tête que les deux autres suivent sans problèmes. À la courte pause du milieu de l'après-midi, il prend ses aises sans détacher cette corde... étrangement, ces imposants bestiaux restent à ce moment-là aussi passifs qu'une breloque.

 Pause en milieu d'après-midi

Autant Mohamed que Mustapha, j'ai vu chacun d'eux avoir à un moment ou un autre des gestes vraiment très affectueux pour les dromadaires, des instants câlins où affleure clairement la tendresse qu'ils peuvent éprouver pour ces compagnons de route.


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du carnet SAHARA                                                         la TAGELLA
clic! ci-dessous                                                 ou "pain de sable"retour_sahara
suit_sahara
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20 mars 2009

Je campe à SEGOU

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Bamako 2

 

 

 

kalakoro, face à Ségou MALI
Plus exactement, là, à Kala,
KALAKouro, Kala le vieux
face à Ségou
village BOZO, vous dit-on...
BOZO?... l'ethnie des pêcheurs

 

ce 26/12/07
et pour quelques jours dans une famille SONGHAÏ
chez Salif MAÏGA
Salif
   Piroguier...
pour le bonheur des touristes
  ainsi que son frère Amadou

la traversée du Niger SÉGOU Mali

...arrivée à la nuit
jeune piroguier SÉGOU Mali
à la gare routière
et traversée du Niger sous les étoiles

Ma tente m'attend sous un auvent
au-milieu de la famille Maïga,
des enfants, des femmes...sur des nattes,
c'est l'heure du repas

famille SÉGOU Mali

 

...c'est aussi la fête dans une case voisine, la musique toute la nuit et encore au matin
quelqu'un se marie.
et j'entends, au lever du jour,sorti d'une radio proche, infos en français, le mot "Sarkozy"...

 


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cliquer sur cette icône:                                                      à Kala,
retour_ségou                     mon premier campement
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7 décembre 2008

SAHARA-Déserts 1... à travers palmeraies, sables et pierres

pour_retour_page_pr_c_dente_marocpage précédente:

de Marrakech à Zagora

hiver 06/07

 

petites nouvelles du désert 28/12/06

 Sahara signifie tout simplement désert en arabe.

 photo1

je pars pour quelques jours hors du temps...

 

certaines photos s'ouvrent plus grand si clic! dessus... mais pas toutes... fô passer la souris dessus pour savoir... je vais quand même mettre des indices...

La somme à débourser qui me paraissait importante au moment des négociations devient dérisoire dés le premier jour.

Je pars avec un couple franco-espagnol. Me suis associée avec eux par égard pour mes finances. Un guide et trois dromadaires nous attendent au campement de base dans le désert. Nous prendrons le chamelier en route à la première halte. Nous aurons trois dromadaires car autonomie pour la suite, vrais bivouacs.

 

ph2

Un des avantages de voyager seule...c'est à moi que revient
la place devant à côté du chauffeur.

Départ de Zagora en 4x4, chauffeur ancien nomade et encore chamelier à l'occasion plus un couple argentin qui ne passera qu'une nuit dans les dunes et nous quittera au campement de base.

 

  ph3palmeraies ph4palmeraies2

Plongée immédiate dans les paysages des palmeraies, oasis... clic

ph6 ph5

et plateaux pierreux  que nous traversons, pistes et hors piste...clic

 et des kasbahs ocres entr'aperçues au-milieu des palmiers...

 

...près de 70km sans croiser grand monde ph7km4x4 puis 20 km sur route goudronnée jusqu'à arriver à Ouled Idriss, village kasbah qui évoque la Mauritanie, départ de randonnées chamelières, car, déjà ... les premières dunes...

 

 

ph_ clic

Là,nous quittons la route pour foncer à travers sable, euphorie... nous sommes entrés dans le désert, de dunes d'abord puis vaste plateau de cailloux...et encore retour des dunes.

 

Arrêt mi-journée, pause thé dans ces dunes
sous tente berbère noire

 ph9

chaleureux tapis au sol, banquettes coussins,

fruits secs et petits gâteaux pour nous permettre d'attendre
la salade et les brochettes...

  ph10

à gauche, le couple franco-espagnol avec qui je pars
à droite, les sud-américains qui n'iront pas plus loin que le camp de base
et rentreront demain avec le 4x4

... que l'on est en train de nous préparer dans une autre tente étrangement éloignée

où chauffeur et chamelier, récupéré là, chargent le 4x4,

ph11

tout cela sera plus tard réparti sur les trois dromadaires

vaisselle, grande tente (khaïma), 2 tentes igloo...

tapis, tapis, tapis, montagne de couvertures...

bonbonnes gaz, bonbonnes eau potable ...

provisions plus plus plus pour 6 jours....

légumes frais!!... viandes, oeufs, fruits frais et secs...

pains, fromages, biscuits, confiture, chocolat et autres gâteries...

thé et café...

....et encore et encore....

 ... et céréales pour les dromadaires clic

 

ph12
 

 ... plus bidons vides -pour l'instant- à remplir plus tard à une oasis, ce sera l'eau pour la cuisine, vaisselle, toilette succincte....et boisson pour nos accompagnateurs car ils ne s'autoriseront notre eau minérale que les deux derniers jours, et à peine quelques gorgées, avec parcimonie, quand ils seront sûrs de ne pas en manquer...

 

Tous nos hôtes -que des hommes- sourires et très actifs sans en donner l'impression....

 

... et moi?... ben... après le repas, je prends le soleil, ouvrir bien grand mes yeux, marcher nu-pied sur la crête d'une dune et laisser filer entre mes doigts ce sable incroyablement fin et léger qui fait un voile dans le vent....

et je pressens que les jours à venir ne seront pas les pires à vivre.... je me sens bien.
 

ph13

 

 

 

 

 

 

clic

......agitation soudaine.... le 4x4 s'est remis en route et récupère chacun au passage, nous avons encore une cinquantaine de km à faire pour arriver au camp de base, au milieu des dunes les plus hautes, Chigaga.


Index du carnet SAHARA/Déserts                                         page suivante:
Clic! dans le dromadaire ci-dessous                      Oasis Sacrée et camp de base

retour_saharasuit_sahara

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18 mars 2009

Kala, côté NIGER, embarquement

bouton_navigpage précédente:
à Kala,
mon premier campement




Dans cette page, je vous recommande d'agrandir les photos, par un clic! dessus... mille détails très vivants.

 

vers l'embarquement à KALA, Mali

 

Kala port, Mali

grande activité au bord du fleuve

on est lundi, jour de marché à Ségou
du monde pour la traversée

cantines du port à KALA, Mali

10Fcfa m'avait demandé le patron
"c'est 2Fcfa, je veux bien payer 3F, mais pas 10"
avec le soutien de clients qui prennent mon parti,
polémique mais marché conclu,
et retour du sourire sur le visage du patron

chargement pinasse, KALA, Malipaille et motos, embarquement à KALA, Mali

 

transport public sur le Niger, MaliSeul maître sur la pinasse, Kala, Mali

discipline, Kala, Malienfants passagers, pinasse publique, Mali

toutes marchandises, pinasses publiques, Mali

transport toutes branches, pinasses publiques, Mali

précieux combustible, KALA Mali

nous partons

pinasse publique, KALA Mali amarres larguées, traversée du Niger, Mali

sandale au sec, sur le Niger, Mali

plein fleuve, Niger, Mali

... et pour le débarquement, rendez-vous page suivante
sur les quais de Ségou ce lundi,
jour de marché...


toutes les pages de ce carnet,                                       page suivante:
cliquer dans l'icône ci-dessous                                Mali, jour de marché
retour_ségouà Ségou
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24 mars 2009

GPS MALI... du côté de SEGOU

arrivée au port, Ségou

... SEGOU, KALABOUGOU...

Hello, Vagabonds de Passage,
De mes errances au Mali (hiver 07/08), voici dans ce carnet les richissimes journées passées hors du temps dans la région de Ségou.

Copie_de_Autour_de_Ségou situation_s_gou

S O M M A I R E

11 pages Récits (et Photos ! ) :
Cliquer dans une icône pour lire la page (et voir les images ! ).

à lire dans l'ordre* ou le désordre**

Je campe à Ségou     KALA mon premier campement      KALA côté NIGER      SEGOU jour de marché
1.Je campe à ...            2.à KALA                      3.KALA,...                    4.SEGOU...
   SEGOU                      mon 1er campement       côté NIGER                   jour de marché


les potières de Kalabagou      le temps du thé...      ségou, dépannage sur le Niger      Ségoukoro, Ségou le vieux
5.Les potières de ...       6.Le temps du thé ...      7.Dépannage sur le        8.SEGOU le vieux
  KALABOUGOU            pour Nadjla ...                 NIGER et...salades        ou SEGOUKORO


Ségou, le bogolan      ethnies au Mali     Mali, enfant mendiant
9.la fabrique du ...          10.Salif MAÏGA est        11. il y a un enfant...
   BOGOLAN                    ... SONGHAÏ !!!            mort dans les herbes

3 albums photos:
Cliquer dans une icône pour voir les photos de l'album.

album. jour de marché à Ségou          album. les potières de Kalabougou          la pinasse à Salif. Ségou 
1.Jour de marché ...                2.Les potières de ...                 3.La pinasse à SALIF
à SEGOU                                    KALABOUGOU


bouton_navigbouton_navig* dans l'ordre : Pour tourner les pages comme dans un livre, vous disposez, dans chaque page, d'un bouton "suite" en bas, d'un bouton "avant" en haut.

retour_ségou** dans le désordre : en revenant piocher au Sommaire grâce au bouton "retour" présent au bas de chaque page.


C'est fini pour SEGOU...  mais gardez l'oeil ouvert...
...Le voyage continue du côté de MOPTI, sur le delta intérieur du NIGER... les voies ancestrales des échanges...(voir 3- MOPTI ... Djenné, Fatoma).

Bonne visite!


retour_vers_mes_gps                                 retour accueil 

I N D E X                     retour à l'accueil  


13 mars 2009

Mali-Ségou ... Dépannage sur le Niger et jardins de salades

bouton_navigpage précédente:
Mali ... le temps du thé

 

à la mi-journée, certains jours, pause farniente

j'aime bien la terrasse du restaurant KAMALEBON
au bord du fleuve en remontant vers l'amont

Chargement d'une pinasse omnibus SÉGOU Mali
bon!... comme toujours, clic! dans photos = photos+grandes

J'y prends le soleil, mange italien
bois du VRAI café

et   b a d e . . .

Pêcheurs du Niger SÉGOU Mali

...

ce jour, samedi 29 décembre, j'assiste en direct à...

panne au-milieu du Niger SÉGOU Mali

... Service Solidarité Dépannage Maïga

Une pinasse est tombée en panne au-milieu du fleuve
une toute petite vient aux nouvelles et repart chercher de l'aide...

C'est là qu'intervient Super Amadou Maïga
avec sa petite pinasse touristique...

Il va arrimer le tout et...
On va pas se laisser avoir par l'adversité!
Je vous dis, moi,que panne ou pas panne,
cette pinasse va finir la traversée à peine commencée...
avec tous ses passagers!
...

pinasse secourue sur le Niger 1 SÉGOU Malipinasse secourue sur le Niger 2 SÉGOU Malipinasse secourue sur le Niger 3 SÉGOU Mali
pinasse secourue sur le Niger 4 SÉGOU Malipinasse secourue sur le Niger 5 SÉGOU Malipinasse secourue sur le Niger 6 SÉGOU Mali
pinasse secourue sur le Niger 7 SÉGOU Malipinasse secourue sur le Niger 8 SÉGOU Malipinasse secourue sur le Niger 9 SÉGOU Mali

 ... et voilà!
à ce soir, Amadou...

tsss.... soyez pas fainéants!...
cliquez donc dans fotos, elles vous le rendront bien

Après le repas, j'irai voir la fabrique de bogolans
qui se trouve tout près, on en parle plus loin...

et poursuite de la balade le long des rives

les jeux des enfants...

rue ombragée SÉGOU Mali

à droite de cette rue, au bord du fleuve, des jardins

aménagés de telle façon qu'ils soient protégés du vent
et retiennent au maximum l'eau d'arrosage...

des carrés en creux bordés de petites digues...

des nattes pour clôtures
zébument pratiques pour mettre le linge à sécher...

Jardins des rives du Niger SÉGOU MaliMaïs et salades Jardins des bords du Niger SÉGOU Mali
Techniques de culture Sahélienne SÉGOU MaliFraîcheur préservée Jardins SÉGOU Mali

 Pour voir, cliquer dans chaque image

Jardins que l'on retrouvera en aval, toujours rives droite vers Ségoukoro, vieux Ségou, où je vous emmène dans le message suivant...


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10 janvier 2009

SAHARA/Déserts (index en images)

bannière_désert_aj

SAHARA/Déserts

Hiver 06/07, mes pas m'ont menée dans le SAHARA Marocain. Dans ce carnet, je déroule pour vous ce voyage pas à pas. On entre dans le Désert à la page 2, on en sort à la page 11.

S O M M A I R E en images

( pour ceux qui préfèrent un index classique: ICI )

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12 pages à lire dans l'ordre* ou le désordre**

1    2    3    4

5    6    7    8

9    10    11    12

et 6 Boîtes à Images... clic!
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suite sahararetour_page_précédente_sahara* dans l'ordre : Pour tourner les pages comme dans un livre, vous disposez, dans chaque page, d'un bouton "suite" en bas, d'un bouton "avant" en haut.

xxxxxxxx

retour_Sahara** dans le désordre : en revenant piocher au Sommaire grâce au bouton "retour" présent au bas de chaque page.

xxxxxxxx

Bonne balade...et si vous aimez, ben... dîtes-le moi (cherchez le mot "commentaires" vers le bas), j'apprécie les retours...

si vous n'aimez pas...ben... faîtes comme vous le sentez ...


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14 mars 2009

Mali. Le temps du thé... pour Nadjla et les Saharaouis

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oui... ça aussi

 

 

 

Histoire sensible...

à Ségou, j'ai écrit aux amis :

Mes journées passent doucement... quand bien même je voudrais en accélérer le rythme, je n'y parviendrais pas. Il faut déjà compter avec les invitations à boire le thé qu'il est impossible de refuser.

Le thé se fait longuement bouillir dans de minuscules théières jusqu'à avoir la consistance d'un sirop. Servi dans des verres minuscules, le même thé va faire trois services, donc trois fois la même théière mise à bouillir avec la même patience en rajoutant sur ce thé de l'eau et du sucre à chaque tour. Le goût passe de très amer au 1er tour à sucrerie pure au troisième.
Une préparation qui se fait avec un maximum de sérieux, à même le sol, sur le bord des routes... et il est inconcevable, quand quelqu'un a "branché" un thé de s'en aller entre le premier et le deuxième tour. Le troisième peut éventuellement, et avec une excuse convaincante, être refusé. Comme il peut toujours se trouver quelqu'un pour brancher un thé en remerciement de celui qui vient d'être bu... les "on y va" ressemblent plus à des incantations qu'à des prises de décisions.

D'ailleurs, pour ne pas être toujours l'invitée et pouvoir inviter moi-même, j'ai fini par me résoudre à trimballer aussi avec moi la boîte de thé, taille petite boîte d'allumettes, et le petit sachet de sucre qui s'achètent au coin des rues...

en retour de ce message, j'ai eu ceci que je partage avec vous...

De NADJLA :
(Nadjla est Sahraouie exilée, fille de réfugié politique, elle a grandi dans les éprouvants camps d'Algérie et vit maintenant en Espagne, avec la nostalgie d'une patrie qui lui est interdite)

"J'ai pas pu m'empêcher de t'envoyer ce mail, mais il le fallait absolument pour t'informer que tu viens d'envoyer un message en expliquant exactement et par détails, le même rituel du thé sahraoui. Preuve, encore une fois, de nos origines Africaines. Et ça ne serait pas du tout surprenant dire  que le thé se fait exactement de  la même manière que tu viens d'expliquer au Sahara Occidental, Mauritanie, sud algérien, sud tunisien, Mali....et même peut-être plus au sud.

Mais c'est vraiment le même et exact rituel pour faire le thé, en commençant par la vaisselle, car il est inconcevable faire le thé que dans la minuscule théière, pour ainsi reprendre ton expression, et les minuscules verres ... et j'ajoute ici un petit commentaire : la grande théière et les grands verres qu'on utilise plus au nord en Afrique, au Maroc, Algérie... font l'objet des blagues chez les Sahraouis.
En passant par la même façon de le faire, et en  terminant par les mêmes façons de procéder et faire: il est pas poli d'en refuser, de se lever avant d'en avoir bu les trois verres... etc.

Il faut comprendre que le thé représente dans ces cultures plus qu'une simple boisson, il est tout un symbole culturel, un point de rencontre pour conclure et décider beaucoup de choses, des contrats...de vente, de mariage....des accords....des reconciliations...
Mais surtout, le thé dans ces cultures est la meilleure chose pour inviter et offrir l'hospitalité, c'est pour cela il est pas conseillé d'en refuser.

Je vais te demander de te renseigner pour savoir si chez eux aussi, donnent des significations aux verres comme chez les Sahraouis.

En effet, les Sahraouis donnent les significations suivantes significations selon le goût du verre:

le premier verre est amer comme la vie.
le deuxième est doux comme la mort.
le troisième est sucré comme l'amour."
..............

 

Puis j'ai reçu ceci, de Thouraya, tunisienne pour qui étudier, et elle s'est battue pour, est la garantie de sa liberté :

"Tu sais, j'étais très contente de voir Nadjla sur ta liste de contacts...mais la lire à travers toi m'a beaucoup émue, car même si tu n'es pas passée par chez elle, le Sahara Occidental, tu l'as quand même emmenée vers chez elle et c'est pour ça que je répète ce que je t'ai déjà dit : tes contes me font voyager, nous emmène tous quelque part... alors, s'il te plait, n'arrête pas!"

... Alors non, tant que j'aurai le bonheur d'avoir de tels retours, je n'arrêterai pas... J'étais à Ségou quand j'ai reçu ces messages... Thouraya à Bordeaux, à l'université et... Nadjla à Barcelone, les siens en Algérie et son coeur au Sahara. Nadjla a maintenant un vrai passeport espagnol, elle peut circuler librement en Europe, aller aux États-Unis... mais en tant que Sahraouie, pas dans les pays arabes... bien sûr, le mot "Sahraouie" n'apparait évidemment pas sur son passeport espagnol qui paraît semblable aux autres... c'est le numéro qui les trahit, j'ai appris ça avec elle.

 

... et pour répondre à la question de Nadjla... Sacrés maliens!... ceux qui les connaissent se doutent bien qu'ils n'ont pas pu garder la dureté des sentences sahraouis, ils les ont triturées plus conformes à leur tempérament :
Le premier thé est amer comme la mort.
Le second est doux comme la vie.
Le troisième est sucré comme l'amour
Il faut leur pardonner, Nadjla, un malien ne peut se résoudre à considérer que la vie, aussi dure soit-elle, soit amère....

Lélélé, à Hombori, à qui, naïvement, j'essayais autour d'un thé de faire comprendre la logique des termes sahraouis exprimant les souffrances de leur peuple et que la mort puisse parfois être vue comme une délivrance, m'a écoutée avec patience, puis a conclu : "oui, peut-être..." s'est levé, cramponné à son interprétation : "chacun est libre de ses opinions" et, désapprobateur quoique souriant, m'a plantée là.

 


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15 mars 2009

oui... ça aussi...

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Les potières de KALABOUGOU

 

 

hygiène du petit matin MALI

 


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17 mars 2009

Mali...jour de marché à SEGOU

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Kala, côté Niger,
embarquement



débarquement à SÉGOU Mali

C'est lundi, marché hebdomadaire
Sur les rives du Niger, toute la journée
sont embarquées et débarquées des marchandises...

Arrivée à Ségou
effervescence

Ségou Port, Mali

On débarque de la pinasse dans l'eau jusqu'à mi-cuisse
Plus près de la rive, ce n'est pas assez profond.
Aussitôt arrivées,les pinasses publiques sont prises d'assaut

Bon... là!... faut vraiment se l'offrir le CLIC! magique
qui fait grandir les photos...

embarcations polyvalentes SÉGOU Malide l'eau jusqu'à mi-cuisse SÉGOU Mali
quotidien et commerce, travail de femmes SÉGOU MaliSÉGOU Mali, arrivée des chalands

Le grand bâtiment sur l'eau ?

pinasses et ferry SÉGOU Maligare terrestre et maritine SÉGOU Mali

c'est un bateau de la COMANAV
il assure le transport des voyageurs sur le NIGER
va jusqu'à Tombouctou et Gao...
quand il y a assez d'eau
ce qui n'est plus le cas en ce 31 décembre

lavandières à SÉGOU Mali

énorme corps vide
il parvient à se faire oublier
à force d'immobilisme

vers le mois de juillet, après les pluies, il reprendra vie...



Pour faire un tour au marché
clic! sur cette icône...

album jour de marché SÉGOU Mali
album : marché à Ségou


Des détails extraits de l'album-photo pour vous allécher ci-dessous, en vrac, au détour des allées:

les bananes plantains, à griller...j'aime.... les poissons séchés m'impressionnent

et les calebasses....Voeux gravés...

et puis les ustensiles et plats en métal recyclé
  mon préféré, le fidèle chaudron
fait dans du métal issu de pièces de moteurs
qui peut prendre toutes les tailles
le compagnon de chaque foyer...
du Nord au Sud, de l'est à l'ouest du Mali.
chaudron en aluminium de récupération Afrique

 

et aussi... Yougou-yougou, le prêt-à-porter recherché, la récup' de nos fripes occidentales...

et l'engouement que l'on a pour l'écrit sur les tissus et vêtements...


 

et des couleurs... des couleurs...

marché de SÉGOU Mali

 

et la fête...
31 décembre...Des vendeurs ambulants
de guirlandes métallisées et cotillons
sous un soleil de plomb.

vendeurs ambulants de guirlandes et cotillons SÉGOU Mali

 

et puis bien sûr...

les poteries de kalabougou

poteries de Kalabougou au marché de SÉGOU Mali

Kalabougou ?... ou Kala le nouveau
je vous montre dans la page suivante :
LES POTIERES DE KALABOUGOU...

 

là, je m'en repars au calme, sur l'autre rive du Niger,
au village des pêcheurs Bozos, où je campe ...

fin de journée, fin de marché, rembarquement SÉGOU Mali

là, en face, à Kala le Vieux...

 

pêcheurs bozos du Niger, SÉGOU Mali

 


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19 mars 2009

à Kala, mon premier campement

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Je campe à Ségou





tente sous l'auvent Chez les Maïga SÉGOU Mali
sous l'auvent, la tente claire, je dors là

le 2ème jour, j'ai des voisins
une famille, 4 personnes
ils repartiront avant moi

au devant de ma tente, je vois...

 

un grenier grenier rudimentaire Mali

des maraismarais SÉGOU Mali













et la brousse...brousse Delta intérieur du Niger Mali
où il ne faut pas aller,
monde de toutes les peurs
ça effraye les enfants qui ne m'y suivent pas

inquiétante brousse Mali

 

côté NIGER,

des pinasses effilées
calme, calme, calme

pirogues de pêcheurs sur le Niger à Kala SÉGOU Mali

 

mais difficilement être seule,
...car celle-ci

espiègle Mali

petite Maïga taquine
qui se précipite devant mon objectif
pour squatter toujours mes photos
briques banco au séchage Mali

....et ces deux-là

enfants très présents Malipetit Coulibaly Mali

tiennent absolument à me tenir la main

...quelqu'un s'est-il aperçu que je parle un français qu'ils ne comprennent pas et eux un bambara mystérieux pour mes oreilles?... en tout cas pas nous, nous avons bien discuté.

 

photo! photo!

famille hospitalière Mali

KALAkouro village

Kalakoro village depuis la brousse SÉGOU Mali


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clic ! dans l'icône ci-dessous :                                    Kala, côté Niger
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21 mars 2009

Bamako 2

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RYTHMES...
... et possibles

 

Lundi 24/12... visa...

Mon guide, un rien roublard mais très sympathique, s'est plus que bien payé ces deux jours en pays mandingue, je le sais maintenant... sans compter la culbute sur une carte SIM que ma naïveté de toubabou fraîchement débarquée, et donc en manque de repères, lui a permis de ramasser...
Arnaque?... pour moi, non, je l'ai dit plus haut, c'est le prix de la leçon... à moi d'apprendre... faire connaissance avec... prendre la mesure de....

Arnaque?... pour mon guide, non, peut-être 4 ou 5 fauteuils en bambou pour le restau qu'il est en train de reprendre ("Mohammed à la Casa")...c'est juste "business"...
et puis,... une fois ces affaires réglées... Mahmane m'a été d'un grand secours ... vraiment ! et sans demander contre-partie
... pour la suite, m'a béblayé le terrain, apporté son aide et celle de sa moto sport, fait gagner un temps fou et permis d'épargner mon capital résistance au stress... a finalement bien joué son rôle de fils adoptif de plaisanterie (voir Siby).

VISA... Ainsi donc, dés 8h30, ce lundi, Mahmane vient me chercher, quartier Badalabougou, sur sa moto sport, (casque?... rétro?...je ne sais même plus que ça existe), retour vers centre pour dire trois mots aux maçons qui rénovent son restau, petit déj. et fissa à travers la ville jusqu'au quartier des administrations, direction bureaux de la Sûreté Nationale. Dépose demande visa rapide, mais, déception, trop de demandes, pas de visa avant mercredi...

J'avais envie de voir Bamako de haut... hop!... moto-manga et chauffeur me font grimper sur l'une des trois collines qui dominent la ville. Tout en haut, la route aboutit tout droit sur la façade d'un hôpital, nous sommes à Point G (hôpital baptisé donc logiquement "hôpital Point G", lettres étalées sur la façade). Petit chemin à droite, nature et vue superbe sur la ville...

... et puisque nous sommes là, repartons un peu plus loin, dans un quartier résidentiel, visite à une soeur de Mahmane, thé... enfants effarouchés...

pour le bonheur de l'épouse malienne... j'y rencontre pour la première fois, mais non la dernière, ce goût malien pour l'esthétique des séries de marmites émaillées aux décors floraux de couleurs vives qu'on empile en pyramides au sommet de buffets rétros, plusieurs séries côte-à-côte, qui semblent ne jamais devoir être utilisées pour leur fonction première...

au marché, à Ségou

 

 

Mardi 25/12... et oui, Noël!...

Que Marylène et Sophie, nièces chéries, soient rassurées, ici comme au Maroc, celui qu'elles savent avec sa canne sucre d'orge et sa peau toute rose sous sa barbe blanche est bien arrivé depuis Taïwan dans son manteau rouge et se balance en bouquets dans les mains de vendeurs ambulants plus basanés tu meurs....

Une fête, ça ne se refuse pas... ce pays à plus de 85% musulman ne va pas faire l'impasse sur cette belle occasion. Donc... administrations fermées aujourd'hui...

Toute la nuit dernière, bel exemple d'oecuménisme, danse et musique dans les "maquis" au bout de la rue "Bla Bla", rue de l'hôtel où je loge...

le "maquis" ?... y en a pas mal à Bamako, il suffit d'un comptoir où servir à boire, au mieux de quelques musiciens, mais plus souvent d'une méchante sono nazillarde branchée plein plein pot, une salle éventuellement, mais s'il n'y en a pas, pas de problème, on danse à la nuit dans la rue-poussière...et il y a foule.

J'en profite encore bien ce soir car demain, je n'en doute pas, retrait du visa, achat ticket bus... et bus, destination Ségou...

Mercredi 26/12... Sûreté Nationale... Visa...

... Après avoir attendu que la Tabaski, fête du mouton, passe, puis le week-end, puis Noël, férié évidemment... voilà qu'au moment de récupérer mon passeport, impossible, ordinateurs en panne... ce qu'il y a de sympa, c'est que je peux circuler d'un bureau à l'autre pour chercher les infos et parler à des hauts fonctionnaires aussi simplement que je parle au boulanger du coin de ma rue.... et dans tous ces bureaux où tout le monde circule, personne ne peut me donner l'info que détient celui qui est à 1 mètre de lui... c'est ainsi que de bonds en rebonds, j'accède au personnage le plus haut placé du service pour ensuite de renvois en renvois redescendre tous les échelons en sens inverse sans en sauter aucun... et, finalement, à 11h : "revenez à 14h" ...inch Allah!...
Avec ce sentiment de m'être promenée dans les locaux de la Sûreté du Mali plus librement que dans les bureaux directoriaux de l'établissement où je travaillais l'année passée.

Bon!... hé bien... OK...
Sur la moto-dispo qui m'a adoptée et bien facilité les choses, j'ai fait ensuite au pas de charge d'un bout à l'autre de la ville, hôtel pour assurer éventuelle nuit supplémentaire, vérifier possibilité de report du billet de bus que j'avais en poche pour 15h, resto le Bafing... pause,... retour Sûreté, 14h, bureaux ouverts à tous vents, personne en vue... sortir une gradée en uniforme bleue de sa sieste, piocher moi-même dans un vieux carton en attente par terre dans un coin et passer en revue les quelques passeports qui s'y trouvent et miracle!... je suis parmi les heureux élus!!!... visa y es-tu?....OUIIII...tchao, j'emporte.... Retraverser la ville? passer à l'hôtel?... essayer d'attraper le bus ?... Mahmane ne pense pas que ce soit jouable avec un taxi...
Allez,.... grimpe !... Mon chauffeur fait le sprint jusqu'à l'hôtel, charge mon gros sac cargo entre lui et le guidon, moi derrière avec mon petit sac à dos plus le sien par-dessus et reprise du sprint jusqu'à la gare routière bien excentrée... et chance! .... j'ai pu prendre mon bus surchauffé. Mahmane, merci...

Ceci n'est pas un exploit, c'est un fonctionnement tout-à-fait banal...

Prochaine étape, SEGOU. Plus exactement KALA ou Kalakouro (kala le vieux), village de pêcheurs, sans eau (un puits récent payé par des occidentaux), sans électricité, de l'autre côté du fleuve. Campement dans une famille de piroguiers, du nom de MAÏGA. L'un des hommes de la famille doit venir me chercher à la gare routière et me ramener dans sa pirogue.
J'ai peut-être pas besoin d'avoir Libé sous le bras, il va me reconnaître ?...


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22 mars 2009

MALI Siby

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SIBY
escapade en pays mandingue

Les Monts Mandingue, Mali

 

... Ainsi donc, ce samedi à l'aube, sur moto-manga, cramponnée à un vrai-faux guide un rien roublard, mais aussi sympathique, je fais route vers Siby...

Faîtes-vous plaisir... CLIC! dans photos >>>>> PHOTOS agrandies... c'est mieux!Siby, village à une cinquantaine de kms de Bamako, sur la N5 vers la Guinée (route financée par Khadafi). Cases en banco (briques argile/paille/bouse ),
   + des petites sur pied, étroites comme un tube et qui servent de poulaillers,
   + des plus grandes et circulaires, forme traditionnelle, où logent les femmes (chacune a sa case),
   + des carrées, un emprunt selon mon guide, influence de la forme de maison apportée par l'usage du magnifique parpaing béton utilisé par les gens qui peuvent se le payer en association avec un toit de tôle (imaginez un peu comme c'est bien adapté!)... mais la plupart ne peuvent pas encore s'éclater dans ces étuves modernes et sont pour l'instant condamnés à bénéficier des qualités isolantes du banco et des toits de chaume... pour combien de temps ?... car, contre-partie : entretien contraignant, la saison des pluies malmène les constructions traditionnelles .

 

J'ai logé chez une famille Bambara. Le chef de famille, un monsieur âgé accueillant, m'accorde une case à partager avec mon guide dans sa concession (l'ensemble des cases de cette famille). Case que j'ai laissée au guide. Il y a dormi à côté de sa motocyclette qu'il ne voulait pas laisser dehors. Pas fana de l'odeur d'essence, j'ai fait sortir mon lit au-devant de la case, dans une minuscule cour privative délimitée par des nattes sur 2 côtés et également recouverte d'un toit de nattes. Avec ma moustiquaire de voyage, nuit superbe... les animaux de base-cour en liberté viennent se balader presque dans mes pattes : chevreaux, poules et cohortes de poussins... mille petits bruits... grand calme.

 

"Mireille" étant difficile à prononcer pour les femmes qui me reçoivent me voilà rebaptisée MARYAM. Mon guide, lui, a décidé que je suis sa mère adoptive, plus moyen de le faire renoncer à me surnommer "maman"....ce qui lui permet de trouver pas mal de situations où exercer son humour... je n'ai pas d'autre choix que d'en prendre mon parti et moi aussi jouer... Le rire vient facilement, la taquinerie est très appréciée... malheur aux paranos!

La vie se passe dehors, on se lave (douche-bassine), on se soulage entre des murs sans toit, protégé des indiscrétions par une entrée en chicane.
Les femmes préparent la cuisine dans l'aire commune entre les cases, accroupies par terre... On mange au même endroit, évidemment avec les mains, dans le plat commun. Egalement accroupis, un cercle de femme, un cercle d'homme... Une sauce brune, la viande, très peu de maigre, beaucoup de morceaux de gras et de ces trucs durs que jusque-là, dans l'opulence dans laquelle nous vivons en France, j'avais considéré être du déchet et que, j'avoue, je ne suis pas encore prête à pouvoir avaler... Pas d'électricité ... le soir, manger ainsi dans l'obscurité est problématique pour la néophyte que je suis.

mon hôtesse à Siby, Mali

Mon hôtesse

préparation des beignets de haricots 1, Malipréparation des beignets de haricots 2, Malipréparation des beignets de haricots 3, Mali

la veille, sur des tissus étendus au sol,
des centaines de tout petits haricots blancs mis à sécher
tôt au matin de ce dimanche, le bruit du pilon
de l'eau, du sel... cette farine devient pâte à beignets,
lisse... cuisson à l'eau.

Le chaudron... je le reverrai...

de tous les coins du village,
on vient acheter pour quelques centimes ces beignets
qu'on emporte enveloppés dans une feuille fraîche
z'avez oublié?... CLIC!/photos = + grand, + beau...

 

Les ENFANTS...

 

élégantes adolescentes, Siby, Mali

à Siby, tout fonctionne avec des associations
d'abord, l'école, la santé...

...plus le tourisme... J'ai trouvé bien comique un commentaire du guide "petit futé" disant que dans ce village, on ne voyait pas souvent de blancs!... ces enfants sont au contraire bien plus familiarisés avec le "blanc", qu'ils accueillent simplement, avec naturel et gentillesse, que d'autres...tels ces enfants d'un quartier de Bamako réservé à des familles de militaires dans lequel les enfants sont venus me voir dans la maison qui m'offrait le thé.. Me regardaient comme si j'étais une curiosité monstrueuse. S'agglutinaient tout excités et  s'enfuyaient au moindre de mes gestes en poussant des cris.

 

photos!....photos!...

les maternelles, Siby, Malienfants, Siby, Mali

super jeu!...

Les enfants de Siby ne m'ont rien demandé.
Tout contents simplement de me saluer.
En cela, ils font comme leurs parents
qui ne m'ont jamais laissée passer
sans me dire un mot gentil avec un sourire de vrai accueil

Au fait... à Siby, bonne terre :
2 récoltes de mangues par an!...
ils sont pas peu fiers!...

 

La cascade de DJENJI et l'ARCHE DE KAMADJAN
Cliquez donc dans les photos, elles vous le rendront bien...

Dans les monts mandingues tout proches :

en marche vers la cascade de DJENJI, Mali

 

 

Rochers striés, Monts Mandingue, Mali

La cascade de Djenji, pas impressionnante en cette saison...

Cascade de DJENJI en décembre, MaliPiscine naturelle 1 à DJENJI, Mali
Piscine naturelle 2 à DJENJI, Maliberges abruptes, DJENJI, Mali

La rivière en amont, en haut de la cascade,

en amont de la cascade de DJENJI, Mali

en aval, au sortir du petit bassin...

départ de la rivière au bas de la cascade de Djenji, Mali

petit débit de saison sèche, DJENJI, Malirives encaissées 1, DJENJI, Malirives encaissées 2, DJENJI, Mali

... dans les environs, bonnes balades dans les montagnes,
grottes et surtout, l'attraction du coin!

Arche de KAMADJAN 1, Mali

c'est un chef qui aurait voulu prouver sa force...
il aurait enfoncé la montagne d'un coup de poing!

Arche de KAMADJAN 2, MaliArche de KAMADJAN 3, Mali

panorama depuis l'Arche de KAMADJAN, Mali...partout, plein d'endroits   
où il aurait été superbe de camper...   

vue sur la vallée    

Prochaine étape, retour  Bamako,   
retrait visa...   
et en route pour SEGOU   
et le rendez-vous avec les potières...   

 

à suivre...


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